Courtage en ligne : 3,1 millions de comptes ouverts en Europe à la fin 2000, selon JP Morgan

 |  | 492 mots
Lecture 2 min.
A l'heure où Fimatex et Self-Trade, deux des plus importants courtiers en ligne français préparent leur introduction en Bourse, JP Morgan confirme dans une étude que le secteur connaît une progression fulgurante sur le continent européen. Et " tous ceux qui doutent de la pérennité de cette industrie feraient bien de regarder les chiffres ", préviennent les auteurs de l'étude en préambule. L'Europe comptait en effet 1,4 million de clients actifs sur le Net à la fin 1999, contre 650.000 en début d'année. Une performance que l'Allemagne a largement contribué à réaliser. Nos voisins d'outre-Rhin restent le premier marché d'Europe, avec 735.000 comptes ouverts chez des courtiers en ligne à la fin de l'an passé contre 355.000 en 1998. Mais la France n'est pas en reste. Notre pays a connu la plus forte croissance : 190.000 Français achètent désormais des actions via Internet, alors qu'ils étaient seulement 82.000 un an plus tôt. Dans le même temps, les comptes ouverts sont désormais plus actifs. En France, 4,5 millions d'ordres ont été exécutés l'an passé via Internet soit trois fois plus qu'en 1998, estime JP Morgan, tandis qu'en Allemagne, 12,5 millions d'ordres ont été passés sur le web en 1999. Une véritable explosion qui s'explique notamment par l'engouement des investisseurs pour les valeurs technologiques. En Allemagne, 60 à 70% des opérations réalisées sur des comptes tenus par des courtiers en ligne l'ont été sur des actions cotées au Neuer Markt, le marché allemand des valeurs de croissance. Ce qui pousse la banque américaine à revoir ses objectifs. Stuart Graham et Christian Ossig, analystes chez JP Morgan, tablent désormais sur 10,5 millions de comptes titres gérés en ligne en Europe d'ici 2002, dont 1,1 million rien qu'en France. Des perspectives qui se répercutent naturellement sur le cours de Bourse des sociétés de courtage en ligne. Actuellement, un abonné de Consors se paye 23.500 euros, alors que le coût d'acquisition d'un client s'élève entre 160 et 180 euros. Mais celui-ci est voué à progresser rapidement, le marketing constituant le " nerf de la guerre " sur ce marché où faire connaître sa marque est primordial. Avec la " prolifération de nouveaux entrants " proposant des prix des prix plus attractifs et une gamme de produits plus élargie - allant des warrants aux OPCVM en passant par l'accès aux marchés américains -, les dépenses en communication devraient atteindre 250 millions de dollars en 2000 en Europe selon JP Morgan. Aux Etats-Unis, où le marché est plus mature qu'en Europe, et donc plus concurrentiel, Salomon Smith Barney prévoit que les dépenses en marketing d'E*Trade, troisième broker on line américain, s'élèveront à 475 millions de dollars en 2000, pour un coût de recrutement de l'abonné évalué à 300 dollars environ. Devant l'escalade annoncée qui plombe les comptes des différents acteurs, et devant la fragmentation du marché européen, JP Morgan estime qu'une consolidation du secteur est inévitable.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :