Alliot-Marie veut l'union à Paris

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Alors que le délai pour le dépôt des listes pour le second tour des municipales expire à minuit ce soir, Michèle Alliot-Marie veut imposer son autorité. Après un petit-déjeuner avec Jacques Chirac, la présidente du RPR a délivré sa consigne pour Paris. Entre retrait et fusion, Michèle Alliot-Marie refuse de choisir tout en prônant l'union mais sans en préciser les modalités, laissant le soin aux "responsables parisiens des listes conduites au premier tour par Philippe Séguin et Jean Tiberi de trouver dans les heures qui viennent, arrondissement par arrondissement, les accords d'union qui sont indispensables pour remporter la victoire et qui doivent permettre de répondre à l'attente des Parisiens et de nos électeurs", On ne s'en étonnera pas, Philippe Séguin et Jean Tibéri ont chacun une lecture différente des propos de Michèle Alliot-Marie. Jean Tibéri interprète les déclarations de la présidente du RPR comme un appel à la "fusion" des listes. "Si tel n'était pas le cas, ce serait d'une gravité extrême, ça voudrait dire qu'on tromperait encore une fois les électrices et les électeurs. Moi je souhaite jusqu'à minuit la fusion pour l'union". "Si, par malheur", a poursuivi le maire sortant, "des têtes de liste, sous la pression de M. Séguin, ne faisaient pas la fusion, je le répète, ils prendraient une responsabilité grave par rapport aux électrices et aux électeurs". Pour Philippe Séguin, ce que souhaite Michèle Alliot-Marie, "c'est qu'il y ait une seule liste de droite et du centre dans chaque arrondissement pour faire barrage à la gauche, c'est exactement ce que nous souhaitons nous-mêmes". Et d'ajouter, "nous avons répondu par avance au souhait de Mme Alliot-Marie, dans la mesure où nous sommes absents des six premiers arrondissements où nous sommes distancés par les listes de M. Tibéri". Dans ces conditions, Philippe Séguin a dit "attendre de M. Tibéri, qui, à l'heure qu'il est, n'a toujours pas fait le moindre geste, qu'il fasse de même dans les proportions normales correspondant aux résultats du premier tour". "Dans les 10ème, 11ème, 12ème, 13ème, 14ème, 19ème et 20ème, M. Tibéri est derrière. Il doit retirer ses listes. Qu'il écoute Mme Alliot-Marie !", a-t-il conclu sur France Inter.La présidente du parti gaulliste intervient dans le débat sur les municipales à Paris alors que la ligne anti-fusion imposée par Philippe Séguin connait déjà un accroc. Dans le 9ème arrondissement de la capitale, le séguiniste Pierre Lellouche et le tibériste Vincent Reina ont conclu "la paix des braves" en fusionnant leurs listes.

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