Constat de divergence sur la vache folle à Bruxelles

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La présidence suédoise de l'Union européenne a présenté ses conclusions de la réunion des ministres en reconnaissant "l'incapacité" de certains Etats membres à donner des réponses positives aux propositions de la Commission pour enrayer la chute des prix du boeuf qui ont baissé chuté dans certains pays de près de 50%, tandis que la consommation a reculé en moyenne de 27% en Europe."Chaque évolution d'un point de pourcentage sur le prix du boeuf représente dans un sens ou dans l'autre 200 millions d'euros de revenus pour les éleveurs européen", a averti Franz Fischler, commissaire européen à l'Agriculture. Aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager au sein du Conseil des ministres en raison des profondes divergences entre les Etats membres, notamment les coûts exhorbitants qu'elles pourraient générer.Certains pays comme l'Allemagne ou le Danemark ont rejeté l'idée d'un programme de destructions supplémentaires d'animaux, demandant même à l'instar des Pays-Bas la suppression des mécanismes d'intervention (obligation de rachat quand les cours chutent en dessous d'un certains prix). A l'inverse la France ou l'Espagne étaient favorables à la destruction d'animaux pour réduire l'offre de viande bovine.Parmi les points de friction figuraient en bonne place le versement d'aides directes aux éleveurs lésés par la crise. Face à l'impossibilité budgétaire de dégager des fonds, certains pays dont la France se sont rabattus sur cette possibilité d'aides nationale qui demeurent soumise à l'approbation de la Commission européenne.Sur ce point, le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany a estimé que malgré l'échec, il y avait "un compromis dont on sort la tête haute", soulignant sa "satisfaction de pouvoir aider les éleveurs et d'éviter ainsi que des milliers d'entre eux ne disparaissent". Selon lui, la Commission européenne pourra désormais autoriser les Etats membres à verser à leurs éleveurs des aides nationales directes.Interrogé sur l'éventualité d'une autorisation européenne de versement d'aides nationales, le Commissaire européen à l'Agriculture, Franz Fischler a dit qu'il avait rappelé aux Etats membres les conditions que les aides doivent remplir pour être acceptées par la Commission. "Si le ministre français estime que ces conditions sont remplies, c'est son jugement", a déclaré à la presse M. Fischler. "Les demandes françaises seront évaluées par la Commission quand la France les aura notifiées et cette évaluation n'a pas encore eu lieu", a-t-il dit. L'approbation de la Commission dépend notamment du caractère exceptionnel des aides proposées par les pays et au fait qu'elles soient limitées dans le temps. Faute de trouver un accord sur les propositions de la Commission pour stopper les effets de la crise, le Conseil a renvoyé ces question à la réunion du mois prochain après l'étude de ces dernières par le Comité spécial Agriculture de l'UE (CSA), a souligné la présidence suédoise dans ses conclusions. La Commission avait présenté un plan en sept points destiné à éviter l'aggravation de la chute des prix du boeuf. Le Conseil a décidé en outre de consulter en urgence le Parlement européen ainsi que le Comité économique et Social.

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