Amoweba réinvente la recherche sur le Web

Les moteurs de recherche suscitent bien des frustrations chez l'internaute, par leur incapacité à comprendre les requêtes et à s'y retrouver parmi les milliards de pages de la Toile. Il y a de quoi attiser les convoitises... Après le moteur Google et son remarquable succès, et le lancement du dernier né Kartoo.com basé sur la cartographie, un autre outil vient d'apparaître: le moteur Human-Links, créé par une petite société d'ingénieurs Amoweba, qui surfe sur la vague du " peer to peer " et des sciences cognitives.Partant du principe que la meilleure des réponses est une réponse humaine et qu'il existe probablement dans le cyber-monde des internautes qui ont déjà effectué des recherches analogues, Human-Links s'emploie à repérer tous les utilisateurs du moteur et à classifier leurs centres d'intérêts. Le modèle du "peer to peer" permet en effet aux PC de communiquer entre eux et d'échanger des données, à l'instar de Napster, dont le modèle est donné en exemple par Olivier Nérot, docteur en sciences cognitives et fondateur du moteur . " Napster, parce qu'il comptait un très grand nombre d'utilisateurs, a réussi à réunir une discographie globale ", explique-t-il.Mais pour pouvoir se servir de Human-Links, l'internaute doit franchir certaines étapes, qui pourraient rebuter les novices du PC. Avant d'effectuer la première recherche, l'utilisateur doit indexer, sur le logiciel Human-Links préalablement téléchargé sur le Web, l'ensemble de ses adresses Internet préférées. Human-Links analyse alors la liste des pages et dresse le profil de l'internaute en fonction de ses centres d'intérêts. Le profil est représenté dans une carte sous la forme de pôles thématiques créés automatiquement. Si par exemple, le moteur trouve une série de pages sur lesquelles se trouvent les mots vins, châteaux, Bourgogne, il en déduit un centre d'intérêt sur les vins.C'est ce profil qui va aider l'internaute à déterminer les réponses exactes à ses requêtes. A partir d'une demande, Human-Links recherche les ordinateurs appartenant à d'autres internautes partageant le même centre d'intérêt et plus à même de lui fournir des réponses pertinentes qu'un moteur classique, perdu dans les milliards de pages Web. 700.000 euros ont été nécessaires au développement de l'outil. Le modèle économique imaginé par les fondateurs se rapproche de celui de Copernic. Amoweba devrait générer 35% de son chiffre d'affaires à partir de la vente de la version experte - environ 25 dollars - à des particuliers. L'adaptation de la solution aux entreprises est prévue pour peser 40% dans les revenus. " Nous allons proposer un service de veille générique. Et la possibilité de ne plus avoir à centraliser les informations des salariés, le moteur pouvant aller directement les cueillir sur le poste concerné ", explique Yves Simon, vice-président aux côtés d'Olivier Nérot, le PDG. Enfin, la publicité vendue sur la version gratuite devrait rapporter 25% des revenus. La version bêta a été lancée mi juin et sera soumise à 100.000 utilisateurs avant le début de la commercialisation en septembre prochain. Les fondateurs s'estiment maintenant prêts à revoir les investisseurs pour leur demander 2,5 millions d'euros.Sandrine C
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