Les sociétés Internet peinent à réduire leur consommation de liquidités

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La valeur des entreprises Internet européennes cotées a été divisée par deux entre la fin septembre et la fin décembre 2000, leur capitalisation boursière totale tombant à 100 millions d'euros, selon l'indice PricewaterhouseCoopers (PwC) Internet 150. Pour groupe de conseil, "cette érosion est due essentiellement à la poursuite des investissements en matière de marketing et à la perte de confiance des investisseurs". Ce déclin boursier a été particulièrement sensible pour les sociétés B2B (business to business), qui ont vu leur valeur fondre de 51% au dernier trimestre, contre 38% pour les sociétés B2B.Les trois derniers mois de 2000 ont par ailleurs vu le poids de l'Allemagne, principale force du Continent, diminuer par rapport au trimestre précédent : le poids des sociétés allemandes dans l'indice PwC Internet 150 est ainsi passé de 45 à 35%. Autre point marquant du trimestre : la poursuite de la détérioration du taux d'érosion du capital ("burn rate"), due à une augmentation des dépenses. La durée moyenne d'érosion du capital (pendant laquelle une société peut vivre sans injection de capitaux supplémentaire) est ainsi tombée à 18 mois, contre 20 mois au deuxième trimestre. Ce délai tombe même à 16 mois pour les sociétés de B2B. Seules 28% des sociétés de l'échantillon étaient rentables en fin d'année, un pourcentage en baisse de quatre points par rapport à la fin septembre. Et le nombre de sociétés risquant de se trouver à court de liquidités à horizon d'un an est passé de 20 à 23. Pour PwC, les sociétés Internet ont choisi "de poursuivre leurs investissements en marketing pour se positionner de manière attractive dans la perspective d'être rachetées par de plus grands groupes". Michel Duval, associé spécialisé dans les redressements d'entreprise, note que les dépenses de marketing et de frais généraux ont augmenté de 11% au troisième trimestre pour atteindre 150% de la marge brute. Pour PwC, les sociétés Internet les plus rentables se caractérisent par "un meilleur ratio entre les dépenses de marketing et de frais généraux et les ventes". Les plus performantes ont dépensé 0,64 fois leur chiffre d'affaires, contre 1,25 fois pour les moins rentables.Comme le souligne Michel Duval, "nous nous attendons à ce que le fossé continue de s'élargir entre les sociétés Internet vraiment rentables et les autres, ce qui conduira à une consolidation au sein du secteur". PwC prévoit aussi la multiplication des projets de commerce électronique dans les sociétés traditionnelles.L'enquête menée par PwC et le cabinet spécialisé Fletcher Advisory porte sur les 150 premières sociétés cotées ayant leur siège en Europe et dont au moins 50% du chiffre d'affaires dépendent d'une activité Internet.latribune.f

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