Regain de faiblesse du CAC 40

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Le recul de la Bourse de Paris semble irrémédiable. Après la chute de 2,5% du Nasdaq mercredi, l'indice CAC 40 a ouvert dans le rouge (-0,62%) jeudi et a vite plongé sous les 5.300 points, un seuil jamais atteint en séance depuis le 30 novembre 1999.Vers 11h58, l'indice parisien affiche un recul de 1,27% à 5 299 points après avoir touché un plus bas à 5 294,53 points (-1,91%), plombé par les valeurs TMT. Le volume des transactions est limité avec 1,3 milliard d'euros sur le SRD, signe de l'attentisme des investisseurs alors que se tient ce matin la réunion bi-mensuelle de la Banque centrale européenne (où un statu quo monétaire est prévu), et que plusieurs indicateurs américains sont attendus dans l'après-midi (dépenses et revenus des ménages, dépenses de construction, indice NAPM).Les autres Bourses européennes broient également du noir. Après des ouvertures indécises, les principales places financières du Vieux continent s'orientent à la baisse. Londres perd 0,58% à 5 883,40 points après être redescendu à son plus bas de 16 mois. Francfort recule quant à lui de 1,50% à 6 115,04 points et l'Eurostoxx50 de 1,50% à 4 254,23 points.La confiance était pourtant revenue lundi aves des anticipations de baisse imminente des taux monétaires américains. La déception des investisseurs n'a été que plus forte hier, à l'issue des propos mitigés du président de la Fed qui ne donnait pas de calendrier clair sur les prochaines baisses des taux, seule arme pour stimuler l'économie américaine vacillante. Du coup les marchés sont repartis dans le rouge. Le Nasdaq a perdu mercredi 2,54%, le DJIA 1,33% et le S&P 500 1,43% entraînant dans leur sillage toutes les places européennes jeudi matin.VALEURS DU JOUR A PARIS (Cours vers 12h00)Une nouvelle fois, les TMT conduisent la baisse, les télécoms en tête. Ainsi, France Télécom perd encore 2,63% à 63 euros, après avoir plongé la veille de 6,57%. Sa filiale, Wanadoo lâche dans la foulée 5,26% à 6.49 euros. Un autre poid lourd du secteur, Alcatel, plombe également le marché, avec un plongeon de 4,85% à 40.25 euros. Par ricochet, Alcatel Optronics, l'action reflet de l'équipementier, laisse 6,19% à 39.40 euros. Parmi les technologiques, Business Objects dévisse de 5,60% à 64.10 euros, Infogrames de 4,85% à 15.70 euros, Ubi Soft 4,77% à 35.53 euros, Ingenico, Cap Gemini 4,10% à 182.60 euros, STMicroelectronics 3,77% à 32.91 euros....Les valeurs traditionnelles affichent des parcours divergents. Eiffage, suspendu la veille, se hisse dans le peloton de tête (+5,95% à 73 euros). Le groupe de BTP, repris par ses salariés il y a 11 ans, s'apprête à devenir une entreprise à structure capitalistique classique et deviendra ainsi opéable à la fin du mois de juin. En outre, les opérateurs saluent l'annonce d'une hausse de 61% du bénéfice net part du groupe l'an dernier à 103 millions d'euros. Belle avancée de Schneider Electric, qui s'octroie 4,51% à 74.20 euros après la publication d'un résultat annuel (625 millions d'euros) supérieur aux prévisions. Le consensus établi par JCF Group tablait en effet sur un résultat net (part du groupe) de 612 millions. En revanche, PPR trébuche de 5,07% à 208 euros. ABN Amro a abaissé sa recommandation sur la valeur, passant "d'achat" à "accumuler", compte tenu des perspectives de croissance annoncées par le distributeur. PPR a annoncé une hausse annuelle de 15% à 20% de son BNPA d'ici 2005, après une croissance moyenne de 25% sur les cinq dernières années. Enfin, Unibail se déprécie de 4,21% à 182 euros, également affecté par un changement d'opinion. Credit Suisse First Boston est passé "d'achat" à "conserver" sur la valeur.

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