La Société Générale chute plus lourdement qu'attendu au 3e trimestre

Comme pour BNP Paribas, les analystes restaient ces derniers jours très partagés sur le montant des provisions que la Société Générale inscrirait au titre de son troisième trimestre. Dès lors, leurs pronostics quant au résultat net étaient très disparates, s'étalant de 16 à 471 millions d'euros, avec une moyenne de 213 millions, selon Reuters. Finalement, c'est plutôt un bénéfice dans le bas des prévisions qu'a publié la banque française. A 146 millions d'euros, il est en recul de 63% sur un an.Ce repli provient essentiellement des provisions enregistrées par l'établissement au cours du trimestre. Intégrant la dotation prudentielle de 150 millions d'euros du deuxième trimestre, les dépréciations sur le portefeuille de participations industrielles atteignent 355 millions d'euros.Mais, du côté de l'exploitation, les chiffres sont également un peu moins bons qu'attendu. Témoin le résultat brut d'exploitation (RBE), qui avance de 4% à 878 millions d'euros, là où le marché visait en moyenne 955 millions d'euros. Le produit net bancaire (PNB) recule quant à lui de 3% à 3,29 milliards d'euros et le rendement des fonds propres (ROE) est tombé à 3,8%, contre 10,9% l'an passé et 9,8% au deuxième trimestre 2002.Comme BNP Paribas, la Société Générale affiche finalement une structure de résultat désormais classique pour une banque française. La banque de détail fait toujours preuve d'une belle santé et d'un aspect défensif. Résultat net et RBE de la division ont chacun progressé de 21%, tandis que le ROE est passé de 17,6 à 20%.En revanche, la chute des marchés a pesé sur le reste de l'activité. Le pôle gestion d'actifs a par exemple vu son bénéfice net se tasser de 13% à 47 millions d'euros. Un recul qui néanmoins peut apparaître limité, comparé à la déroute boursière. La Société Générale précise que la décollecte a été de 2,8 milliards d'euros sur le trimestre.La branche gestion propre a bien entendu souffert des provisions passées et enregistre une perte de 316 millions d'euros, contre 145 millions un an plus tôt. Enfin, et cela ne surprendra pas, la division banque d'investissement et de financement plonge elle aussi, avec un résultat partiquement divisé par trois, à 72 millions d'euros.En particulier, les analystes ne s'étaient pas trompés en doutant de la capacité de la banque à renouveler sa performance du deuxième trimestre dans les activités "actions et conseil" (63 millions d'euros de bénéfices). Car sur les trois mois suivants, ces activités ont accusé un déficit de 30 millions d'euros. Les niveaux de cours "réduisent les assiettes de commissions", constate simplement le groupe.Dans son communiqué, la banque ne donne pas de prévisions, se contentant de déclarer qu'elle "poursuit le développement rentable de ses métiers". Du côté des analystes, Aurel-Leven fait notamment part de sa déception en indiquant que "le groupe confirme qu'il est moins résistant que BNP Paribas".En Bourse, après avoir ouvert dans le rouge et cédé jusqu'à 4,4%, l'action a profité du rebond du CAC 40 pour gagner 6,61%, à 51,60 euros en clôture. Certains opérateurs notent également que les efforts en matière de maîtrise des coûts constituent une bonne surprise. A cet égard, la Société Générale a précisé, lors d'une réunion de présentation des résultats, que les 200 suppressions de postes dans la banque d'investissement lui permettront d'économiser 42 millions d'euros en année pleine. En revanche, elle lui coûteront 27 millions d'euros au quatrième trimestre.

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