Accord franco-allemand sur le dossier agricole

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La PAC ne sera pas la pomme de discorde annoncée entre Paris et Berlin. Alors qu'un accord entre la France et l'Allemagne sur la question des subventions agricoles paraissait pour le moins hypothétique, Jacques Chirac et Gerhard Schröder sont finalement parvenus à s'entendre. Cette question était, avec le dossier des Fonds structurels et celui des déséquilibres budgétaires, l'une des plus délicates à régler et conditionnait le succès du sommet de Bruxelles consacré à l'élargissement de l'Union européenne de 15 à 25 membres.Avant de trouver un compromis, Français et Allemands s'opposaient sur le sort à donner à la Politique agricole commune (PAC) à l'occasion de l'arrivée des 10 nouveaux membres. Mais le président français et le chancelier allemand se sont mis d'accord, au cours d'une réunion en tête à tête, sur le fait que les agriculteurs des pays nouveaux entrants bénéficieront dès 2004 de subventions directes de la part de l'Union européenne.Pour la suite, a expliqué Gerhard Schröder, "à partir de 2007, les dépenses agricoles de l'Union seront plafonnées en tenant compte de l'inflation et ceci jusqu'en 2013". Ce compromis ménage donc les intérêts français car Jacques Chirac ne voulait pas entendre parler d'une remise en cause de la PAC avant 2006. Il répond également aux craintes des Allemands qui redoutaient de voir le budget agricole de l'Union européenne exploser avec l'arrivée de 10 nouveaux membres à forte composante agricole.Le désaccord franco-allemand sur le volet agricole de l'élargissement était présenté comme le principal obstacle du sommet de Bruxelles, qui doit définir les propositions financières des Quinze aux 10 pays retenus pour intégrer l'Union européenne en 2004. La présidence danoise de l'Union a aussitôt salué le compromis franco-allemand. "Nous accueillons avec satisfaction l'accord entre la France et l'Allemagne", a déclaré à la presse le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen. Tout en soulignant qu'il s'agissait d'"une question qui concerne les Quinze Etats membres de l'Union".

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