Les consommateurs américains gardent le moral

Les ménages américains ne semblent pas sur le point de réduire leur volonté de consommer, malgré les signes négatifs envoyés par l'économie depuis deux mois. Ainsi, l'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan a gagné trois points en mai par rapport à avril en s'établissant à 96. Comme pour les ventes de détail en début de semaine, ce chiffre est nettement supérieur aux attentes des économistes puisque le consensus Reuters prévoyait une baisse de l'indice de 0,3 point à 92,7.Cette remontée s'explique d'abord par une meilleure vision de la situation présente par les ménages. L'indice de situation présente gagne ainsi 4 points à 103,2. les ménages continuent par ailleurs à envisager une nette amélioration de leur situation dans les douze mois à venir puisque l'indice des attentes gagne 2,2 points en mai à 91,3. Cette remontée est d'autant plus remarquable que l'optimisme des consommateurs a été mis à rude épreuve ces derniers temps avec la remontée du chômage et la diminution des salaires moyens. Cette enquête prouve que, dans l'immédiat, l'économie américaine peut toujours compter sur la consommation privée (qui représente deux tiers du PIB américain) pour soutenir la croissance. Reste à savoir combien de temps encore l'inflexibilité de l'optimisme des consommateurs tiendra.Un peu plus tôt dans la journée, on avait appris que les Etats-Unis ont vu leur déficit commercial se réduire très légèrement au mois de mars. De 31,8 milliards de dollars en février (chiffre révisé à la baisse), il est passé à 31,6 milliards, soit une réduction de 0,6% du déficit. Le consensus des économistes réalisé par Reuters prévoyait un très léger accroissement du déficit à 32 milliards de dollars.Contrairement à la situation de la France lors du même mois de mars (lire ci-contre), les Etats-Unis n'ont pas connu de ralentissement des échanges. Les exportations (+0,6%) et les importations (+0,3%) continuent à croître, mais plus lentement que les mois précédents. Il s'agit évidemment encore une fois d'un signe du ralentissement de la croissance américaine enregistrée en mars (lire ci-contre). L'économie a moins crû, elle a donc eu moins besoin de faire appel aux produits étrangers, notamment dans le domaine des biens de consommation dont les importations ont reculé de 200 millions de dollars. En revanche, la compétitivité des entreprises américaines permet toujours une bonne tenue des exportations, notamment dans le domaine des biens d'équipements (+600 millions de dollars).Cette statistique n'offre donc aucune nouveauté et ne doit pas inquiéter outre mesure. Le léger ralentissement de la croissance est désormais intégré par les marchés. Par ailleurs, la bonne tenue des exportations continue à être, comme le note l'économiste en chef de Nomura Securities International David Resler, interrogé par Reuters, "un bénéfice pour l'économie mondiale".

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