Le moral des patrons allemands au plus haut depuis un an

Dopés par les statistiques encourageantes provenant des Etats-Unis, les patrons allemands croient de plus en plus à la sortie de crise pour leur économie. Pour le cinquième mois consécutif, l'indice Ifo s'est inscrit en hausse en mars. Mieux encore, il ressort supérieur aux attentes des économistes puisqu'il s'est établi à 91,8 (après 87,5 en février). Les analystes tablaient en moyenne sur un indice à 90,3, selon un consensus compilé par Reuters.L'amélioration de cet indicateur est le fait d'un léger rebond du sentiment des chefs d'entreprises pour la situation présente mais surtout d'une très nette poussée de l'autre composante de l'indice, celle qui mesure les attentes des patrons pour les six mois à venir. Cette dernière a bondi à 106,3 points contre 101 points en février. Les analystes s'attendaient à 105 points. Après une année 2001 très morose - la croissance allemande n'a été que de 0,6% l'année dernière - la première économie de la zone euro peut donc espérer profiter du redémarrage des Etats-Unis. L'industrie allemande, fortement exportatrice, a tout à gagner de la reprise de l'appareil industriel américain. Par ailleurs, ces bonnes statistiques enregistrées par le première économie de la zone euro devraient être suivies par des chiffres allant dans le même sens en France et en Italie, respectivement deuxième et troisième économies des Douze.En revanche, ces bons chiffres vont entretenir les spéculations sur l'attitude à moyen terme de la Banque centrale euroépenne. Face à ces signes de redressement de la conjoncture conjugués à une résurgence de l'inflation dans la zone euro, la BCE pourrait être tentée de durcir quelque peu sa politique monétaire. Certes, les économistes écartent pour l'instant le scénario d'une hausse du loyer de l'argent dans l'immédiat mais ils estiment qu'une remontée des taux d'ici la fin de l'année n'est pas impossible. Hier, Ernst Welteke, président de la Bundesbank et membre influent de la BCE, a d'ailleurs tenu à mettre en garde les pays de la zone euro contre un dérapage de l'inflation par les salaires. Un message directement adressé à l'Allemagne où le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, a engagé un bras de fer avec le patronat autour des revendications salariales. L'organisation syndicale réclame une hausse de 6,5% des salaires alors que le patronat n'est prêt à accorder qu'un augmentation de 2%. latribune.f

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