Données contradictoires sur le chômage américain

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C'est l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. En effet, à l'image de la volée de statistiques publiées ces derniers temps aux Etats-Unis, les chiffres du chômage diffusés vendredi entretiennent la confusion et compliquent la tâche de ceux qui sont chargés d'établir un diagnostic clair de l'état de santé de la première économie mondiale. Le mois dernier, les Etats-Unis ont détruit 43.000 emplois nets (solde entre les créations et les suppressions de postes). C'est largement moins bon que ne l'anticipaient les analystes puisque ces derniers, interrogés par Reuters, pariaient en moyenne sur 5.000 créations nettes. Mais ces même analystes trouvent matière à se rassurer dans deux autres chiffres. Tout d'abord, dans le taux de chômage qui recule en septembre, tombant à 5,6%, après 5,7% le mois précédent. Et ensuite dans la révision à la hausse des créations d'emplois nettes enregistrées en août. Après une première estimation de 39.000 créations d'emplois, le département du Travail indique qu'en fait l'économie américaine avait créé 107.000 emplois en août.Sur le marché des changes, l'euro perd un peu de terrain face au dollar. Vers 18 heures vendredi, la monnaie européenne s'échangeait à 0,9831 dollar. Les observateurs paraissent avoir fait le choix d'une lecture optimiste de ces statistiques. Ils jugent que certes l'économie américaine montre encore des signes de faiblesse, mais ils estiment aussi que la première puissance mondiale dispose encore de certaines forces au vu de la révision à la hausse des créations d'emplois du mois d'août.Pour ce qui est de septembre, tous les secteurs d'activités ont supprimé des emplois, à l'exception des services (+28.000 emplois) et de la fonction publique (+4.000). Le secteur manufacturier a encore perdu 38.000 emplois alors que le secteur de la construction et le commerce de détail ont supprimé respectivement 1.000 et 16.000 postes de travail. En tout état de cause, ces statistiques, pour le moins mitigées, ne paraissent pas de nature à pousser la Réserve fédérale américaine (Fed) à desserrer plus avant sa politique monétaire. Une nouvelle baisse des taux ne pourrait faire suite qu'à de très mauvaises indications conjoncturelles. Pour l'instant, la Fed veut se garder une certaine marge de manoeuvre.

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