France Télécom n'a pas, pour l'instant, à lancer une OPA sur MobilCom

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Deux bonnes nouvelles en deux jours dans le dossier MobilCom, voici longtemps que cette affaire aux multiples rebondissements n'avait pas réservé de développements aussi favorables à France Télécom. Au lendemain de l'annonce d'un accord de principe avec les banques de l'opérateur mobile allemand sur la restructuration de sa dette, c'est aujourd'hui à la BAFin, l'équivalent de la COB outre-Rhin, de rendre une décision favorable au français. Pour l'autorité de surveillance des marchés boursiers allemands, le groupe français n'est pas tenu pour l'heure de faire une offre de rachat sur les 71,5% du capital qu'il ne possède pas encore dans le groupe allemand Mobilcom. La BAFin (Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht) semble avoir été réceptive aux arguments de France Télécom : ce dernier maintient qu'il n'exerce pas le contrôle de fait sur sa filiale allemande, en soulignant notamment qu'il ne dispose que deux sièges d'administrateurs sur douze et que le nouveau PDG de MobilCom, Thorsten Grenz, n'est autre que l'ancien directeur financier, nommé à ce poste par le fondateur Gerhard Schmid. "L'idée que France Télécom avait pris le contrôle de MobilCom et devait par conséquent faire une offre à l'ensemble des actionnaires était totalement infondée, et l'avis du BAFin confirme notre position", déclare aujourd'hui un porte-parole du groupe, interrogé par l'AFP. Ce dernier, qui possède encore avec son épouse quelque 49% du capital, espére une OPA de France Télécom pour sortir du capital à bon prix. Il y a trois semaines, en saisissant la BAFin, il avait réclamé une offre de rachat à 14,50 euros par action, en se basant sur le cours moyen de l'action au long des trois mois précédents sa demande. A ce prix, le rachat de MobilCom coûterait quelque 700 millions d'euros à France Télécom. Gerhard Schmid est soutenu dans son combat par l'association de petits porteurs allemands DSW, qui a annoncé mardi le dépôt d'une plainte contre le groupe français pour obtenir le lancement d'une offre publique d'achat. La DSW s'appuie notamment sur la nouvelle législation allemande sur les prises de contrôle de sociétés, entrée en vigueur au début de l'année et qui vise à favoriser l'égalité de traitement entre actionnaires.Si le verdict de la BAFin constitue une bonne nouvelle, cette plainte montre que le feuilleton n'est pas terminé. Dans son avis, l'autorité allemande souligne notamment que le lancement d'une OPA serait obligatoire "si France Télécom venait à détenir directement 30% des droits de vote, par exemple après le rachat des actions de M. Schmid, et s'il exerçait de ce fait seul le contrôle" de l'opérateur allemand. En Bourse, l'action France Télécom, qui gagnait plus de 4% en milieu de matinée, a terminé la séance de jeudi en repli de 2,93% à 14,27 euros, emportée par la baisse générale du marché. Sur le Neuer Markt, MobilCom chute en fin de journée de 14,57% à 6,92 euros, les investisseurs étant visiblement déçus de voir s'éloigner la perspective d'une OPA.

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