Deutsche Telekom au plus bas en Bourse

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La nouvelle aurait difficilement pu tomber plus mal : alors que Deutsche Telekom s'apprête à boucler une émission obligataire de cinq milliards d'euros minimum, le groupe, qui tient mardi prochain son assemblée générale, a vu son image d'emprunteur un peu plus écornée. L'agence Moody's vient en effet de revoir de "stable" à "négative" la perspective attribuée au premier opérateur allemand, ainsi qu'à sa filiale mobile américaine VoiceStream.La réaction des marchés financiers n'a pas tardé : quelques minutes après la publication de la décision de Moody's, le cours de Deutsche Telekom tombait sous les 12 euros à la Bourse de Francfort, pour inscrire un nouveau plus bas historique à 11,76 euros à la mi-journée, avant de remonter. Vers 18h30, le titre valait 12,08 euros, en recul de 2,97% sur son cours de clôture de mercredi soir. Le prix de vente de l'action équivalait à 14,32 euros lors de la mise en Bourse de la première tranche du capital, en 1996.Tout en confirmant la note attribuée aux deux sociétés (Baa1), Moody's explique que "des tendances négatives dans le secteur - comme la baisse des taux de croissance du trafic fixe voire une baisse des volumes de trafic - pourraient se développer à un rythme plus rapide qu'attendu auparavant".Alors que les inquiétudes portaient jusqu'à présent plutôt sur l'endettement et les investissements de Deutsche Telekom dans la téléphonie mobile, c'est donc désormais la téléphonie fixe, activité historique du groupe, qui menace sa réputation sur les marchés. Déjà, hier, la publication des résultats trimestriels avait révélé la mauvaise situation de T-Com, la branche de téléphonie fixe du groupe, dont le bénéfice avant impôts a été divisé par deux par rapport à l'an dernier, à 694 millions d'euros (lire ci-contre).La dégradation des cash-flows des activités historiques est d'autant plus préoccupante que le groupe, dont l'endettement a encore augmenté au cours des premiers mois de l'année pour atteindre le niveau record de 67 milliards d'euros, peine à réaliser les cessions d'actifs prévues pour réduire cette montagne de dettes.

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