Plusieurs industriels confirment la morosité du marché du PC

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Après la révision à la baisse par IDC de sa prévision de croissance pour le marché mondial des PC, plusieurs industriels du secteur confirment les inquiétudes sur l'évolution des ventes d'ordinateurs personnels dans les prochains mois. Qu'ils soient fabricants de puces, de composants ou de machines, ils mettent en cause les mêmes influences néfastes : ralentissement économique, faiblesse de l'investissement des entreprises et inquiétudes liées aux tensions entre les Etats-Unis et l'Irak.Hier, Paul Otellini, directeur général d'Intel, s'est refusé à faire un pronostic sur l'évolution du marché en fin d'année. "Il y a tellement d'inconnues", s'est-il excusé. "Le marché américain souffre toujours d'un grand nombre de problèmes". Pour lui, la question que se posent les acheteurs potentiels n'est "plus seulement : est-ce que j'ai besoin d'un nouvel ordinateur ?", mais "est-ce que je vais garder mon emploi, que va-t-il se passer avec l'anniversaire du 11 septembre, que va-t-il se passer à la Bourse ?". Aujourd'hui, c'est au tour du constructeur Fujitsu-Siemens de tirer la sonnette d'alarme : dans un entretien au quotidien allemand Die Welt, le président du directoire du groupe germano-japonais, Adrian von Hammerstein, annonce que Fujitsu-Siemens n'atteindra pas sa prévision d'une croissance de 5% du chiffre d'affaires au cours de l'exercice 2002-2003, qui s'achèvera le 31 mars. En mars, rappelle-t-il, "j'avais indiqué que nous voulions croître davantage que le marché. Nous maintenons cela, mais le marché connaît une croissance négative". Fujitsu-Siemens passe pourtant pour l'un des constructeurs enregistrant une forte croissance en Europe : au deuxième trimestre, ses ventes sur le seul marché français ont ainsi bondi de 32,7%.Cette déception n'empêchera cependant pas Fujitsu-Siemens de réaliser un "petit" bénéfice ; la joint-venture était revenue dans le vert l'an dernier après avoir perdu 71 millions d'euros en 2000-2001.Troisième oiseau de mauvais augure, le constructeur de puces graphiques canadien ATI souligne, pour expliquer son profit warning, "la faiblesse du marché des ordinateurs personnels, et particulièrement des portables". Le groupe, qui fabrique notamment les puces Radeon, bien connues des adeptes du jeu vidéo, a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice pour le trimestre achevé le 31 août dernier. Cet avertissement fait suite à celui de son principal concurrent, Nvidia, le 31 juillet dernier.

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