Nouvel accès de pessimisme en vue dans l'électronique japonaise

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Sony semble bien demeurer une exception dans l'électronique japonaise. Profitant de la vigueur des ventes de sa console de jeux PlayStation2 et de la faiblesse du yen, le groupe a revu à la hausse la semaine dernière sa prévision de résultats pour l'ensemble de l'exercice 2001-2002, qui s'achèvera fin mars. Mais d'autres géants du secteur n'auront sans doute pas cette opportunité. Ainsi, Toshiba devrait, selon le quotidien Nihon Keizai Shimbun, annoncer demain une perte plus importante que prévu pour le troisième trimestre de l'année fiscale, ce qui le contraindrait à noircir une nouvelle fois sa prévision annuelle. Selon le grand quotidien japonais des affaires, Toshiba, premier fabricant de semi-conducteurs du pays, tablerait désormais sur une perte d'exploitation annuelle de 130 milliards de yens (1,1 milliard d'euros environ), soit 20 milliards de plus qu'auparavant, contre un bénéfice d'exploitation de 232 milliards l'an dernier. La division semi-conducteurs, avec une perte de 150 milliards de yens à elle seule sur l'année, serait la principale responsable de cette dégradation des résultats, précise le journal, alors que Toshiba se refuse à tout commentaire sur le sujet.Les puces et les mémoires, dont les ventes tardent à se redresser et dont les prix de vente, malgré la hausse récente, restent inférieurs aux coûts de production, auront donc coûté cher à Toshiba cette année : la vente de l'usine américaine du groupe à son concurrent Micron Technologies se solderait ainsi par une perte de 30 milliards de yens (260 millions d'euros), selon le Nihon Keizai Shimbun. Et Toshiba ne devrait pas être le seul à annoncer de mauvaises nouvelles au marché : NEC, deuxième producteur de semi-conducteurs de l'Archipel, et Fujitsu, son premier constructeur de PC, pourraient eux aussi accuser le coup de la déprime persistante de l'informatique et de l'électronique mondiales. Les trois groupes ont déjà, ces derniers mois, revu à la baisse leurs prévisions de résultats. Mais les analystes s'attendent à les voir accuser le coup du ralentissement des ventes d'ordinateurs, de téléphones portables et d'équipements de télécoms au Japon. En octobre, Toshiba tablait ainsi sur une perte nette consolidée de 200 milliards de yens (1,7 milliard d'euros) pour un chiffre d'affaires de 5.460 milliards (47,2 milliards d'euros), en recul de 8,3% sur un an. Des perspectives qui ont amené le groupe à se retirer du marché des DRAM et surtout à annoncer la suppression de 10% de ses effectifs (lire article ci-contre).NEC, pour sa part, devrait perdre 150 milliards de yens sur l'année, dont 80 milliards dans l'activité semi-conducteurs, pour un chiffre d'affaires de 5.340 milliards de yens. latribune.f

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