Telecom Italia entend bien poursuivre son désendettement

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A l'automne, Telecom Italia annonçait un grand nettoyage de son portefeuille avec un plan de cession d'actifs s'étalant sur 24 mois et devant porter sur 6 milliards d'euros : cinq milliards pour l'opérateur lui-même et un milliard pour le holding de contrôle Olivetti. Ce matin, l'opérateur historique italien a fait le point sur l'état d'avancement de ce programme. Le groupe indique avoir procédé ces derniers mois à des cessions pour 3,5 milliards d'euros, des désengagements qui lui ont permis d'engranger 1,5 milliard d'euros de plus-values. A la fin de 2001, l'endettement de Telecom Italia est tombé à 21,9 milliards d'euros. Un chiffre "nettement inférieur" à l'objectif initial de 25 milliards, a souligné Mario Tronchetti Provera, le patron de Pirelli, qui a mené la prise de contrôle de Telecom Italia en juillet au côté de Benetton. La dette de l'ensemble Telecom Italia/Olivetti, elle, reste proche de 40 milliards d'euros. Hier, l'ex-monopole italien des télécommunications a annoncé son retrait du capital de Bouygues Telecom. Pour 750 millions d'euros, il a cédé sa participation de 19,6% à Bouygues (lire article ci-contre). Parallèlement, Telecom Italia a conclu sa sortie du bouquet numérique Stream, avec la cession à News Corp, pour 42 millions de dollars (48 millions d'euros environ) de ses 50% avant la fusion entre Stream et son concurrent Telepiu, propriété de Canal+. Les cessions sont loin d'être terminées : Mario Tronchetti Provera s'engage à ramener la dette de Telecom Italia à 18,3 milliards d'euros à la fin de cette année et sous les 15 milliards en 2004. Et ce par le biais de nouvelles ventes de participations : le marché s'attend notamment à voir Telecom Italia sortir du capital de Telekom Austria, dont il détient près de 30% ; en France, le groupe devrait céder l'opérateur fixe 9 Télécom, détenu à près de 100% par Telecom Italia et qui comptait 660.000 clients fin septembre, ainsi que Consodata, contrôlé par sa filiale d'annuaires Seat PG. "Pour 9 Telecom, une activité très petite, nous restons à la recherche d'acquéreurs" a indiqué M. Tronchetti Provera, tandis que pour Telekom Austria "des discussions sont en cours". Parallèlement, le plan industriel 2002-2004 prévoit 16 milliards d'euros d'investissements technologiques, dont 7 milliards pour les réseaux fixes (xDSL, services de données, fibre optique) et 7 autres milliards pour les mobiles (notamment le GPRS et l'UMTS). En trois ans, le groupe entend également réaliser deux milliards d'euros d'économies, améliorer de 20% le chiffre d'affaires par employé et de 27% l'Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) par employé. Il table sur une croissance annuelle moyenne de 4 à 4,5% du chiffre d'affaires et de 5 à 5,5% de l'Ebitda. Par ailleurs, Telecom Italia a également présenté aujourd'hui ses résultats préliminaires pour l'année écoulée. Ces derniers font apparaître une hausse de 13,2% du chiffre d'affaires du groupe à 30,8 milliards d'euros en 2001, juste en dessous des prévisions des analystes. Le groupe, qui s'attend a afficher une perte nette "en raison de facteurs comptables", précise néanmoins tabler sur un Ebitda de 13,7 milliards, en hausse de 12,3%.A la Bourse de Milan, l'action Telecom Italia gagnait 3,3% en clôture jeudi à 9,09 euros. Son cours accuse encore un recul de plus d'un tiers par rapport à ses niveaux du début 2001.latribune.f

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