WPP ne voit toujours pas de reprise dans la publicité

La morosité reste de mise dans le secteur publicitaire. Deux mois après avoir revu ses objectifs à la baisse, le numéro un mondial WPP vient de faire part d'une nette contraction de ses résultats trimestriels. De fait, le bénéfice avant impôt et amortissement des survaleurs a chuté de 17% sur la période à 210,4 millions de livres (328 millions d'euros).Si les résultats ont reculé de la sorte, c'est notamment que l'activité demeure étale: le chiffre d'affaires à périmètre comparable a reculé de 8% sur le semestre. Mais ces chiffres ne sont pas véritablement une surprise. Le résultat est globalement en ligne avec les attentes du marché et surtout d'autres groupes du secteur avaient déjà donné le ton les jours précédents (voir ci-contre). C'est notamment le cas d'Interpublic dont le résultat semestriel a reculé de 11,7% ou de Publicis dont les revenus se sont contractés de 3,6%. Finalement, seul Omnicom est sorti du lot. Grâce à son exposition au marché américain, il a affiché un chiffre d'affaires en progression de 9%.Cela ne suffit toutefois pas à ramener l'optimisme sur un secteur dont les perspectives semblent bel et bien bouchées. Ce mardi, WPP a en effet confirmé qu'il n'attendait pas de rebond dans l'immédiat. "Il semble improbable que nous assistions à une amélioration significative de nos performances en 2002 et il faudra attendre 2003 pour avoir une reprise, ou peut-être même, ce qui est plus vraisemblable, 2004", écrit WPP dans un communiqué. En juin, l'agence de publicité avait notamment précisé que cette reprise pourrait se faire grâce aux Jeux Olympiques d'Athènes et à l'élection présidentielle américaine. Il avait également indiqué qu'il n'atteindrait pas son objectif de 15% de marge opérationnelle en 2002 (voir ci-contre). Le discours n'a pas changé et WPP estime même qu'il lui sera difficile d'égaler les 14% de marge opérationnelle réalisés l'an passé.Mais au delà de ces indications, le groupe ne donne guère plus de précision sur ses perspectives et surtout il ne se risque pas à les chiffrer. Ce en quoi il n'est pas un cas isolé. Car, depuis le début de l'année, rares sont les groupes qui ont osé fournir un pronostic chiffré. Seul Interpublic semble faire exception à la règle, puisqu'il attend un repli de son activité de 6 à 7% en 2002.Du côté de la Bourse, l'annonce faite ce mardi par WPP (même si elle n'est pas une surprise) vient peser un peu plus sur le titre, qui a déjà été sous pression depuis le printemps. L'action du Britannique cède 6,4% à 468 pence en fin d'après-midi, portant son recul annuel à plus de 37,5%. En revanche, les valeurs françaises ne sont pas affectées. Publicis gagne 2,99% à 21,73 euros et Havas termine inchangé à 4,44 euros.

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