Dassault Systèmes abaisse ses prévisions pour 2002

Dassault Systèmes a réalisé au premier trimestre 2002 un bénéfice net consolidé en hausse de 34% à 25,3 millions d'euros, contre 18,9 millions d'euros lors du même trimestre de l'exercice précédent. Le chiffre d'affaires augmente de 11% à 182,5 millions d'euros, contre 165,1 millions précédemment.Le bénéfice par action ressort à 0,24 euro contre 0,25 euro pour le premier trimestre 2001. Un léger recul qui reste cependant conforme aux attentes des analystes. Hors coûts d'acquisition, le bénéfice d'exploitation est en fait en baisse de 5% sur le trimestre, à 28,5 millions d'euros contre 29,9 millions d'euros un an plus tôt.La mauvaise surprise est venue d'un léger abaissement des prévisions d'activité pour l'exercice en cours. Dassault Systèmes vise un bénéfice net par action de 1,38 euro au titre de l'exercice 2002, "équivalent au consensus actuel", mais le groupe attend désormais une croissance de 13% de ses ventes contre 15% auparavant. "Nous réduisons notre objectif de chiffre d'affaires d'environ 20 millions d'euros pour atteindre un total d'environ 840 millions d'euros, en croissance d'environ 13%", indique Dassault Systèmes dans un communiqué, en ajoutant que "cette légère révision reflète principalement une réduction du taux de croissance de SolidWorks, ainsi qu'une moindre croissance du chiffre d'affaires services". Ce petit "profit warning" ne détourne pas les opérateurs du titre, qui, après avoir ouvert en baisse de plus de 1%, se reprenait à 9h30 en hausse de 0,68% pour terminer en hausse de 0,78% à 51,50 euros, dans une séance hésitante envers les valeurs TMT.Les analystes de Fideuram Wargny saluent la prudence du management et estiment que Dassault Systèmes, qui gagne des parts de marché dans toutes les zones géographiques grâce à son logiciel standard Catia, démontre "sa solidité et son caractère défensif" dans un environnement difficile.Pour autant le titre perd plus de 6% depuis le début de l'année, handicapé par la configuration capitalistique du groupe (lire ci-contre). La cession de la part de l'Etat au capital ayant été reportée à l'après-élections, la fin du suspense électoral devrait permettre au titre de retrouver l'intérêt des investisseurs. latribune.f

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