"L'entrée en Bourse requiert un minimum de visibilité"

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La Tribune. - Où en sont vos projets d'entrée en Bourse ? Peter Livaudais. - Compte tenu de la conjoncture, nous avons préféré différer notre introduction, initialement prévue pour la fin de cette année. Ce n'est d'ailleurs pas tant le contexte boursier que l'environnement économique en général qui nous a freiné. L'absence de visibilité est incompatible, me semble-t-il, avec le fait d'aller se présenter sur un marché. De fait, les décisions d'investissement dans les entreprises sont beaucoup plus sélectives, quand elles ne sont pas, purement et simplement, abandonnées. C'est d'ailleurs particulièrement le cas en Grande-Bretagne où les suppressions de budgets sont légion. Et, dans le cas où les décisions d'investissements sont maintenues, les cycles de validation sont beaucoup plus long... Cela ne nous a pas empêché d'afficher l'année dernière (l'exercice clos le 30 juin 2002) une croissance de 20% de notre chiffre d'affaires, à 9,5 millions d'euros. Ni d'atteindre l'équilibre financier au deuxième semestre. Mais les faits sont là : la conjoncture n'est pas fameuse et rien ne laisse apparemment espérer une reprise rapide.Ce report va-t-il avoir des conséquences sur la manière dont vous allez mener votre stratégie de développement ?Le fait d'avoir pu lever sans difficulté des fonds au printemps dernier auprès de nos investisseurs financiers (Sofinnova Partners, SPEF Banques Populaire, AGF Private Equity et la Banque du Louvre), est un bon point pour nous. Cela nous permet d'envisager l'avenir en toute confiance. Mais il est clair que nous allons désormais privilégier le fait de ne pas consommer de capitaux. Cela fait de toute façon déjà plusieurs mois que nous avons appris à ne compter que sur nos ressources propres.Ce qui veut dire ?La prudence s'impose à tous les niveaux. Par exemple, nous avons revu notre politique de recrutement. Il est désormais acquis que les embauches se feront avec parcimonie. Et qu'en est-il de vos projets de croissance externe ?Même si nous n'écartons pas l'idée de faire une nouvelle acquisition, que cela soit en France ou à l'étranger, disons que cet objectif ne constitue plus pour l'instant une priorité.

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