"Il faut relativiser les chiffres dans la distribution"

"La Tribune" Le deuxième trimestre de Carrefour a été jugé décevant. Les objectifs du groupe ne sont-ils pas encore trop ambitieux ?Nicolas Champ. Les objectifs de Carrefour pour 2002 sont encore valides et le groupe peut y parvenir. Sa performance en juin a, certes, été décevante, mais ce n'est pas un mois essentiel : dans la distribution, les périodes qui comptent sont Pâques, puis septembre avec la rentrée scolaire qui conditionne les fêtes de fin d'année. La réaction du marché suite à la publication me semble donc excessive.Le modèle économique d'hypermarché ne s'essouffle-t-il pas au profit du format de proximité, sur lequel Casino est bien positionné ?Il faut relativiser les chiffres de Casino. Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre a montré un ralentissement des performances de la plupart des formats de proximité. Certes, le concept des hypermarchés doit évoluer et passer de celui d'un généraliste à celui d'un multi-spécialiste. Enfin, c'est un format qui constitue un très bon véhicule de pénétration à l'international.Les craintes à l'international sont-elles justifiées ?Il faut faire la part des choses. Le néerlandais Ahold est très exposé par l'utilisation d'un levier maximum alors que Carrefour est resté fidèle à son orthodoxie financière. De plus, le groupe français bénéficie d'une prime à l'expérience. Il sait gérer les soubresauts internationaux et les situations d'hyper-inflation, comme en Argentine, par exemple.Pourquoi Carrefour ne parvient plus à séduire les marchés ?Au cours des derniers mois, Carrefour a bénéficié d'arbitrages, notamment au détriment d'Ahold. Aujourd'hui, le marché attend de voir les réalisations concrètes de la stratégie déployée par Carrefour depuis plusieurs mois. Les résultats semestriels seront un signal important.Et que pensez de PPR, autre valeur de la distribution récemment malmenée ?La chute des dernière semaines est sans fondement : les craintes sur la situation financière du groupe sont injustifiées. Nous avons atteint des niveaux de valorisations historiquement bas. L'année 2002 sera difficile en termes opérationnels, mais on peut être plus optimiste pour 2003, notamment grâce à la restructuration du pôle luxe.

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