Axa abandonne la réassurance aux Etats-Unis

Le groupe d'assurances français Axa a annoncé lundi matin une réorganisation de ses activités de réassurance aux Etats-Unis. Dans ce cadre, Axa va mettre fin à la souscription de contrats de réassurance dommages et vie dans ce pays, ainsi qu'à ses activités de réassurance de garanties financières. Une porte-parole a indiqué que les deux filiales américaines du groupe actives dans ce domaine, Axa Corporate Solutions Reinsurance et Axa Corporate Solutions Life Reinsurance, perdaient de l'argent. Axa abandonne un secteur qui représentait, en 2001, un chiffre d'affaires de 741 millions de primes d'euros. Au premier semestre 2002, le chiffre d'affaires était de 435 millions d'euros.Le groupe va réorganiser son pôle d'activités en trois métiers: l'assurance de grands risques sous la marque Axa Corporate Solutions Assurance; la réassurance au travers de la société Axa Re et ses filiales, et enfin la gestion des run-off (c'est-à-dire l'arrêt progressif d'activités), confiée à la société Axa Liabilities Managers."A l'heure actuelle, un grand nombre de compagnies restructurent leur activité de réassurance parce que ce n'est pas un secteur rentable", commente Chris Hitchings, économiste chez Commerzbank. En 2001, Axa a réalisé un chiffre d'affaires de 75 milliards d'euros. Au 30 septembre 2002, ce CA atteignait 57 milliards d'euros, en hausse de 2,5 % (5,3 % à données comparables) par rapport à 2001.L'activité internationale d'Axa, qui regroupe principalement les grands risques, la réassurance et l'assistance, a enregistré un chiffre d'affaires de 4,79 milliards d'euros pour les neuf premiers mois de l'année 2002, un montant en hausse de 9,8 % sur la même période de l'an passé. Une progression due à "l'effet combiné de mesures de rééquilibrage de l'exposition en réassurance, d'augmentations tarifaires et d'une politique de souscription plus sélective", selon Henri de Castries, le président du directoire du groupe.Commentant ces chiffres, le président d'Axa avait estimé que "dans un contexte particulièrement difficile," la gestion d'actifs résistait, avec un chiffre d'affaires de 2,6 milliards d'euros, en baisse de 4 % et de 6,2 % à données comparables. Au-delà, Henri de Castries estimait que, compte tenu de la volatilité des marchés, le groupe resterait prudent sur ses prévisions de croissance du résultat opérationnel en 2002. A la clôture, l'action cédait 0,87%, à 13,61 euros.

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