Pearson en perte à cause de sa branche édition

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Pearson continue de pâtir de la morosité de la conjoncture qui affecte les médias et particulièrement la presse. Le groupe d'édition britannique a publié au titre du premier semestre une perte nette de 160 millions de livres, soit 20,1 pence par titre, contre un déficit de 207 millions l'an passé. De même, le chiffre d'affaires a reculé de 8% à 1,67 milliard de livres. Si ces résultats ne semblent a priori pas très réjouissants, ils étaient néanmoins attendus pas les observateurs. Ils sont même légèrement meilleurs que les pronostics établis par les analystes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur une perte de 166 millions de livres pour un revenu de 1,6 milliard de livres. Comme il l'avait déjà signalé, Pearson confirme qu'il a pâti de la politique de certains états américains qui ont coupé dans leur budget ainsi que d'un effet de base défavorable par rapport à l'an passé. En conséquence, la branche éducation, la plus importante du groupe, a vu ses ventes reculer de 1% à 927 millions de livres, générant une perte opérationnelle de 26 millions de livres, alors qu'elle était à l'équilibre l'an passé. Mais le principal souci de Pearson reste sa branche presse, qui chapeaute le Financial Times, le Financial Times Deutschland, la filiale espagnole Recoletos (qui détient entre autre L'Expansion) et le quotidien les Echos. Au total, le chiffre d'affaires s'est inscrit en baisse de 5% à 370 millions de livres, pour un résultat opérationnel de 43 millions de livres, en hausse toutefois de 17% par rapport à l'an passé. Une performance à mettre sur le compte de la réduction des pertes de l'activité Internet, de la baisse des coûts en général et de l'amélioration constatée de la filiale de conseil IDC. Pour autant, le quotidien Financial Times continue de connaître des difficultés: son chiffre d'affaires publicitaire a baissé de 18% au premier semestre, tandis que les ventes en volume ont reculé de 5% à 461.000 exemplaires. Pour les mois à venir, Pearson, qui a l'habitude de générer la plus grande partie de ses profits et de son chiffre d'affaires au second semestre, table sur une amélioration du résultat de sa filiale FT Group, même si le marché de la publicité commerciale et financière reste morose. Par ailleurs, Pearson réduit sa prévision de croissance pour les ventes destinées aux écoles, à une fourchette de 0 à 3% au lieu de 3 à 5% anticipés à la fin du premier trimestre. Le groupe maintient en revanche ses estimations de chiffre d'affaires à l'usage de l'enseignement supérieur, soit une hausse comprise entre 5 et 7%. A Londres, les investisseurs sont soulagés. Le titre termine la journée de lundi en hausse de 2,11% à 581 pence.

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