Les banques américaines portées par l'obligataire

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Un véritable tir groupé. Trois banques américaines (Goldman Sachs, Lehman Brothers et Morgan Stanley) ont publié ce jeudi les résultats de leur premier trimestre fiscal 2003 (à fin février) et, bonne surprise, chacune d'entre elles a amélioré ses performances et même dépassé les attentes du marché.Dans le cas de Goldman Sachs, le résultat net est ressorti à 662 millions de dollars, soit un bénéfice par action (BPA) de 1,29 dollar. Un niveau bien supérieur aux 98 cents enregistrés l'an passé et aux 96 cents espérés par les analystes de Wall Street, qu'avait au préalable sondés Thomson First Call.Chez Morgan Stanley, le bénéfice net de 905 millions de dollars a entraîné une amélioration de 7,9% du BPA, à 82 cents, alors que le marché ne visait que 62 cents.Enfin, la tendance est tout aussi favorable chez Lehman Brothers dont le bénéfice a atteint 301 millions de dollars. Avec une prévision de BPA de 97 cents en moyenne, les observateurs étaient loin du compte, puisque la banque a publié un BPA en progression de 16%, à 1,15 dollar. "Le plus haut niveau de résultat par action depuis le deuxième trimestre de l'exercice 2001", se félicite Richard Fuld, le patron de la banque.Autre point commun à tous ces établissements: ils justifient de la même manière la hausse de leurs profits. Globalement, les opérations menées sur le marché obligataire ont plus que compensé les résultats contrastés des autres divisions en raison de la déprime persistante des marchés.En effet, si Goldman Sachs a sauvé la face en termes de revenus dans la gestion d'actifs (+8%), c'est bien l'envolée de 54% (1,88 milliard de dollars) des activités de taux, de devises et de produits de base qui a permis de compenser le repli de 20% (718 millions) constaté dans la banque d'investissement.Même chose pour Morgan Stanley et Lehman Brothers. L'activité du premier a bondi de 48% dans l'obligataire (1,7 milliard), tandis que ses revenus issus de la gestion d'actifs reculaient. Chez le second, c'est surtout la banque d'investissement qui a fait grise mine, avec un repli de 20% (366 millions) des revenus. Mais pendant ce temps, l'activité obligataire a progressé de 30,8%, à 891 millions de dollars.Et les similitudes ne s'arrêtent pas là. Dans leur communiqué, tous ces établissements se gardent bien d'évoquer l'avenir, à un moment où l'ensemble du marché a les yeux tournés vers l'Irak. "L'environnement économique reste difficile et incertain", résume simplement Henri Paulson, le patron de Goldman Sachs.

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