Désaccord chez Corus pour la vente de l'aluminium à Pechiney

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Rebondissement dans la vente de l'aluminium de Corus à Pechiney. Le sidérurgiste anglo-néerlandais a annoncé que la vente de sa filiale - présentée en octobre dernier - a été rejetée par son conseil de surveillance.La situation est donc pour le moins inhabituelle puisqu'au sein de la même entreprise le conseil d'administration (qui avait donné son aval à la cession) et le conseil de surveillance néerlandais se retrouvent opposés. A tel point que le litige devrait se régler devant les tribunaux. Estimant que le conseil de surveillance a agi "de manière irresponsable et déraisonnable", les dirigeants de Corus vont en effet demander à la justice néerlandaise d'autoriser la mise en oeuvre de la vente.L'accord de principe concernant cette vente avait été signé le 23 octobre dernier (voir ci-contre). Selon ses termes, Pechiney doit reprendre des sites qui emploient 4.600 salariés pour un prix de 750 millions d'euros. A ce montant s'ajoutent des engagements de pensions qui, selon les normes comptables, ont été estimés entre 48 et 70 millions d'euros par le Français.L'opération est jugée vitale pour Corus, qui a profité de l'occasion pour annoncer ce mardi que son exercice 2002 devrait s'être soldé par une perte de 353 millions de livres. L'argent récolté pourrait lui permettre d'alléger son endettement et de renouveler en partie une ligne de crédit de 1,2 milliard d'euros arrivant à terme dans dix mois.Les deux contractants avaient prévu de conclure la cession au premier semestre de cette année, une fois la concertation avec les représentants du personnel achevée. Mais depuis l'automne dernier, le projet s'est heurté à l'opposition du comité d'entreprise néerlandais de Corus. Celui-ci reproche en particulier à la direction de ne pas avoir, comme le souhaitent les salariés, apporté la garantie que des investissements seront réalisés dans la branche néerlandaise du groupe.Du côté de Pechiney, on se refuse aujourd'hui à prendre position dans ce conflit "qui est uniquement localisé chez Corus" et on adopte une position attentiste. "Nous étudions l'évolution de la situation", a déclaré à Reuters un porte-parole.Les investisseurs restent tout de même prudents: l'action recule de 0,84% en fin de journée. Mais c'est surtout du côté de Corus que les dissonances au sein de l'entreprise sont le plus mal accueillies par le marché. A Londres, le titre Corus plonge de 64,29% à 5 pence.

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