La marge d'Altadis ne souffre pas de la hausse du prix du tabac en France

Malgré une fiscalité française de plus en plus pénalisante pour le tabac, Altadis a continué à progresser en 2003. Pendant que son chiffre d'affaires global progressait de 6,4% (3,38 milliards d'euros), son excédent brut d'exploitation (EBE) a gagné comme attendu 11%, à 1,08 milliard d'euros. En d'autres termes, la marge a progressé de 1,3 point pour s'établir à 31,8%.Pourtant, le groupe dû faire face à une baisse du marché français, notamment de 11,8% sur les cigarettes blondes. Sur ce segment, Altadis a accusé un repli de 3,2% de son chiffre d'affaires, montrant que la hausse des prix (20% environ depuis le 20 octobre) n'a pas entièrement compensé la baisse des volumes.Mais Altadis a pu se rattraper grâce à son activité cigarettes à l'international, qui a bondi de 22%. D'autant qu'il a fait une percée dans les cigarettes blondes plus rentables. Ainsi, sa marge dans les cigarettes est passée en un an de 33,9% à 35,4%. Les cigares ont connu pour leur part une progression plus modérée, car pénalisés par la faiblesse du dollar. Leur marge s'est appréciée de 0,6 point.Enfin, grâce à une activité soutenue (+7,4%, à 795 millions d'euros), le pôle distribution (tabac et hors tabac) voit sa rentabilité rester au contact de celle de l'ensemble du groupe. La marge, en hausse de 0,5%, ressort à 29,2%.Reste que ces progrès sur le plan opérationnel ne se retrouvent pas dans le bas du compte de résultat. Le bénéfice net plonge de 32,6%, à 293 millions d'euros, en raison de la restructuration en cours au sein du groupe. La fermeture de neuf sites et la réduction d'effectifs de 1.276 personnes annoncées l'an passé se traduisent en effet par une charge de 240 millions d'euros dans les comptes 2003.Toutefois cette charge n'a pas eu d'incidence sur le free cash-flow opérationnel (qui a doublé à 700 millions d'euros). Et en contrepartie de cette restructuration, Altadis attend des économies annuelles de 70 millions d'euros dès 2004. Il reste ainsi assez confiant et prévoit "de prolonger une croissance significative de lŽEBE et de continuer à générer un free cash-flow important." Certes, il n'oublie pas que la situation des prix et des taxes en France devrait peser sur l'activité cigarettes. "LŽimpact devrait toutefois être progressivement compensé au cours du second semestre de lŽexercice par les évolutions favorables attendues sur les autres marchés et pour les autres branches", ajoute le groupe.

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