Renault prévoit une plus forte rentabilité en 2004

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En dépit d'un marché difficile, le bilan 2003 de Renault est plutôt satisfaisant. L'an passé, le constructeur automobile a dégagé une marge opérationnelle de 1,4 milliard d'euros, soit 3,7% du chiffre d'affaires. C'est un peu moins bien qu'en 2002 (4,1%). Mais c'est en revanche parfaitement en ligne avec les objectifs du groupe (de 3,5% à 4%) et surtout supérieur aux attentes du marché (d'après Reuters, les analystes visaient une marge de 3,6%).Ceci est d'autant plus appréciable que le groupe a indiqué que les taux de change lui avaient coûté 311 millions d'euros à ce niveau, alors que "la performance propre de Renault est en progression sensible". C'est en particulier la fin de l'année qui a été profitable au groupe. Grâce au succès de la famille Megane-Scenic et de l'Espace quatrième génération, sa marge est passée de 3,2% à 4,3% entre le premier et le second semestres.Sans surprise, le résultat net est, pour sa part, en forte hausse. Comme cela est maintenant le cas depuis plusieurs exercices, les contributions des filiales se sont révélées très profitables. Celle de Nissan a crû de 27,7%, à 1,7 milliard d'euros, et celle de Volvo (poids lourds) a progressé de 146%, à 175 millions d'euros. Au global, Renault revendique donc un bénéfice de 2,48 milliards d'euros, en augmentation de 26,8%.Pour 2004, Louis Schweitzer ne cache pas que son groupe va de nouveau devoir faire face à des conditions difficiles. Ainsi que l'ont déjà laissé entendre les replis accusés par le marché en janvier (de 9% en Allemagne et de 11,9% en France), le marché automobile restera "peu porteur", a estimé le PDG du groupe. Selon lui, le rebond devrait se limiter à 2,5% en France et 1% en Europe sur l'ensemble de l'année.Pour tirer son épingle du jeu, Renault compte dès lors appliquer les recettes qui ont fait son succès en 2003, à savoir le redéploiement et la montée en puissance de sa gamme Megane-Scenic et l'accélération de la coopération avec Nissan pour gagner en compétitivité. Enfin, le constructeur "poursuivra par ailleurs son développement international et recherchera la croissance de ses volumes hors d'Europe occidentale", où ses ventes ont augmenté de 9% en 2003.Au final, le groupe, qui vient d'achever un programme triennal de réduction des coûts de 3 milliards d'euros, espère en retirer une franche amélioration de sa rentabilité. L'objectif principal est de dégager une marge opérationnelle "de l'ordre de 4,5%" et un résultat net encore en progression.Renault semble en tout cas avoir mis la barre assez haut. Et il sera sans doute difficile de suivre pour son concurrent PSA, qui doit publier mercredi ses propres chiffres. S'ils étaient assez confiants pour Renault, les analystes s'interrogent en effet sur la capacité de PSA à atteindre son objectif de marge de 3%. Même chose pour 2004. Les professionnels seront très attentifs aux perspectives de PSA. Car si Renault devrait logiquement profiter de la montée en puissance de sa nouvelle gamme, PSA aura en revanche un calendrier moins favorable. Certes, il peut déjà miser sur les Citroën C2 et C3. Mais il pourrait patiner en début d'année, compte tenu du fait que ses autres nouveaux modèles - très attendus - ne sortiront qu'en avril (Peugeot 407) et à l'automne (Citroën C4).Mardi, le titre Renault gagne 1,79%, à 53,95 euros, en fin de journée, tandis que Peugeot progresse de 0,18%, à 37,96 euros.

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