L'activité de Vivendi sauvée par Cegetel

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Vivendi n'aura pas réservé de surprise particulière en publiant son chiffre d'affaires du quatrième trimestre. Le groupe français a à peu près atteint les prévisions des analystes, confirmant la tendance de ces derniers mois. Le groupe, qui a cédé en un an et demi pour 11 milliards d'euros d'actifs, a divisé par deux ses ventes du quatrième trimestre à 7,2 milliards d'euros, et celles de l'ensemble de l'exercice qui sont ressorties à 25,5 milliards d'euros.Entre 2002 et 2003, le groupe s'est ainsi débarrassé de son activité d'édition (ex-Vivendi Universal Publishing rebaptisé Editis) et a cédé une grande partie de Veolia Environnement. Pro forma, le chiffre d'affaires est quand même en baisse de 10%, mais de seulement 3% à taux de change constants, le groupe ayant sensiblement pâti des effets de change défavorables euro/dollar.Le quatrième trimestre s'est inscrit dans cette tendance. Globalement, les ventes pro forma ont reculé de 9%. Mais Vivendi, qui est en train de vendre sa branche américaine, Vivendi Universal Entertainment, à NBC, connaît des situations très contrastées en fonction de ses différentes activités. Universal Music Group (UMG) a poursuivi son déclin, avec des ventes qui ont diminué de 19% au quatrième trimestre et de 21% sur l'année. Raison invoquées par le groupe: "faiblesse du marché mondial de la musique, évolution défavorable des taux de change et un nombre moindre de sorties par les grands artistes internationaux". Quant à Groupe Canal+, son chiffre d'affaires a également baissé de 14% sur un an (dont 26% en fin d'année 2003), surtout en raison des cessions effectuées l'an passé. Le groupe précise ainsi que l'activité en France connaît une hausse significative, notamment grâce au recrutement "record" de la chaîne premium en fin d'année. Pourtant, la branche n'atteint pas les prévisions des analystes interrogés par Reuters. Enfin, VU Games est aussi en recul de 28% sur l'année. Très dépendant du marché américain, VU Games a fortement pâti de la faiblesse du dollar. Mais pas seulement. Un moindre nombre de sorties de jeux et une plus grande pression sur les prix ont également pesé sur les ventes. La branche VUE s'en sort mieux avec des ventes trimestrielles et annuelles en baisse de 4%.Du coup, c'est l'activité télécoms qui sauve comme d'habitude les ventes. Au total, Cegetel et Maroc Telecom ont enregistré une progression de 11% au quatrième trimestre, portant la hausse annuelle à 6% à 9,045 milliards d'euros sur l'année 2003 (dont 7,5 milliards d'euros pour Cegetel), grâce à la forte croissance de la téléphonie mobile (+10% pour SFR en 2003).Pour 2004, Vivendi en a profité pour confirmer ses prévisions d'une très forte progression du résultat d'exploitation, d'une hausse significative du cash-flow opérationnel, d'un retour à un résultat net positif. Quant à la dette, elle devrait être inférieure à 12 milliards d'euros, un niveau sensiblement inférieur à la précédente estimation (environ 13 milliards), ajoute le groupe. A Paris, le titre gagne 1,70% en fin de séance, à 20,90 euros.

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