BASF confirme sa bonne résistance

BASF prouve, encore une fois, qu'il reste la plus solide des sociétés chimiques européennes. Car, malgré la faiblesse de la demande, le groupe de Ludwigshafen est parvenu à surprendre les analystes avec ses résultats du quatrième trimestre 2003. Sur les trois derniers mois de l'année dernière, le résultat opérationnel du groupe s'est élevé à 814 millions d'euros. Un chiffre non seulement supérieur de 25% à celui des trois derniers mois de 2002, mais aussi bien plus fort que ce que prévoyait le consensus Reuters qui tablait sur un résultat opérationnel de 588 millions d'euros. Le groupe allemand explique cette bonne performance par la mise en place d'un "programme de réduction des coûts et une amélioration de [ses] capacités de production". Avec cependant un revers à cette médaille: le coût de ces restructurations qui fait plonger le résultat net de 24% sur un an au cours du dernier trimestre à 153 millions d'euros. Sur l'ensemble de l'année 2003, le résultat net recule de 39,5% à 910 millions d'euros.Reste évidemment que la performance globale du groupe cache de fortes disparités. BASF continue à s'appuyer sur deux piliers. D'abord, sa division Pétrole et Gaz, qui regroupe les activités de raffinerie et de transformation d'hydrocarbures. Sur un an en 2003, son bénéfice opérationnel a progressé de 13%, notamment en raison de la hausse du prix du pétrole. Avec un bénéfice d'exploitation de 1,34 milliard d'euros, cette division reste le plus fort contributeur au bénéfice opérationnel du groupe (45,4% du total). Deuxième point fort du chimiste allemand, sa division Agrochimie dont le résultat opérationnel progresse de 96% en 2003. En revanche, la situation est plus complexe pour le reste de l'activité. Malgré la hausse des prix qui a joué favorablement sur les chiffres d'affaires, le niveau très élevé du prix des matières premières a joué négativement sur les résultats. Ainsi, les divisions Chimie fine et Plastiques voient leurs résultats opérationnels reculer en 2003 de 26% et 39% respectivement. Malgré tout, le chimiste allemand a fait la preuve de sa solidité et de la pertinence de son modèle économique vertical. Il parvient ainsi à amortir la hausse du pétrole grâce à sa division Pétrole et Gaz. Pour 2004, le président de BASF Jürgen Hambrecht a indiqué qu'il s'attendait à une progression "modérée" de la demande qui devrait amener une hausse du même ordre des ventes et du bénéfice opérationnel. Il insiste cependant sur l'amélioration en 2004 de la rentabilité globale du groupe, compte tenu de la baisse des dépenses d'investissement et des dépréciations. Dans un secteur sinistré, les investisseurs chérissent de plus en plus le titre BASF, gage de stabilité. En fin de séance à Francfort, le titre gagnait 2,04%.

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