Schlumberger choisit finalement la Bourse pour ses cartes à puces

Ce sera la Bourse. Schlumberger a publié mercredi matin un communiqué annonçant qu'il allait introduire sur le marché parisien sa filiale spécialisée dans les cartes à puces, Axalto. Peu de détail ont été donnés si ce n'est que l'opération concernera une part majoritaire du capital du numéro deux mondial de la carte à puce et qu'elle aura lieu dès que les conditions de marché le permettront. D'après Bloomberg, Schlumberger aurait tout de même précisé vouloir mener à bien cette IPO avant la fin du premier semestre.Schlumberger n'a bien entendu pas donné plus d'information quant au prix qu'il compte retirer de la vente. Mais globalement, les spécialistes du secteur valorisent la société entre 800 millions et 1 milliard d'euros, soit 1 à 1,2 fois le chiffre d'affaires. A titre de comparaison, Gemplus et Oberthur Card Systems valent respectivement 1,4 et 1,17 fois leur dernier chiffre d'affaires.En tout cas, une chose est sûre: Schlumberger a définitivement choisi un scénario pour se défaire de ses cartes à puces et se concentrer sur les services pétroliers. Car jusqu'ici toutes les pistes restaient à l'étude: de l'introduction en Bourse jusqu'à la vente de gré à gré à un repreneur. Parmi les acquéreurs potentiels, c'est le nom de Gemplus qui a le plus circulé depuis décembre et les deux parties ont bien confirmé avoir mené des négociations.Le rapprochement a été minutieusement étudié chez Gemplus à la fin de l'année dernière (voir ci-contre), notamment sous l'impulsion de TPG (fonds américain, actionnaire de Gemplus à 26%). Et on le comprend aisément. Un mariage aurait pu être une manière pour TPG de mieux valoriser sa participation dans le groupe français. Car pour l'instant il est loin d'avoir réalisé une affaire juteuse. Ses 26% de Gemplus valent aujourd'hui 280 millions d'euros, alors qu'il avait mis 520 millions sur la table en 2000 pour prendre pied dans le groupe de Gemenos.Reste que Gemplus aura certainement d'autres opportunités de rapprochement. Car, compte tenu de l'éclaircie que connaît le monde de la carte à puce, cette introduction en Bourse pourrait donner le coup d'envoi d'une recomposition du secteur. Et les observateurs n'attendent pas que de simples alliances dans la carte à puce. "C'est un petit secteur dominé par des acteurs de taille moyenne", soulignait récemment Charles Copin, organisateur du salon Cartes et IT Security et éditeur d'une lettre spécialisée, le Courrier de la monétique Et d'ajouter: "en téléphonie, les marges sont désormais compressées par la concurrence. La sécurité est sans doute un marché porteur, mais un Etat engagé dans un vaste programme d'identification veut traiter avec des groupes capables de fournir des prestations globales, comprenant les cartes, les services et les systèmes de lecture." Bref, à l'avenir, les fabricants de cartes à puce ont peut-être vocation à intégrer des groupes plus vastes.

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