La Bourse de Paris reste confiante

Les marchés financiers ont fait mieux que résister à la baisse inattendue de l'indice de confiance du consommateur américain mesuré par l'université du Michigan et à la nouvelle déception provoquée par les perspectives de Nokia pour le deuxième trimestre. Le CAC 40 gagne 0,77% à 3.751,59 points dans un volume d'affaires de 4,57 milliards d'euros. A New-York, le Dow Jones avance de 0,28% à 10.426 points et le Nasdaq cède 0,11% à 1.999 points après un bref passage dans le vert. A Londres, le Footsie prend 0,61% à 4.533 points et, à Francfort, le Dax avance de 0,73% à 4.033 points. L'euro se reprend après les statistiques américaines. Il remonte à 1,2028 dollar.Beaucoup de statistiques aujourd'hui. L'indice de confiance du consommateur mesuré par l'université du Michigan a donc baissé à 93,2 en avril, contre 95,8 en mars. Les économistes tablaient sur une légère hausse à 96,5. Les personnes interrogées mettent en avant leurs inquiétudes concernant l'emploi et la hausse du prix de l'essence. Toutefois, selon de nombreux économistes, le chiffre n'est pas alarmant, la variation n'étant pas très appuyée. Certains estiment également que le repli de la confiance va dans le sens contraire à une prochaine remontée des taux d'intérêt de la Fed. Un mal pour un bien en quelque sorte. En hausse de 6,4% le mois dernier, les mises en chantier de logements enregistrent quant à elles leur plus forte hausse en pourcentage depuis mai dernier. La production industrielle s'est en revanche contractée de 0,2% en mars alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3%. Sur les trois premiers mois de l'année, la hausse ressort à 6,6%, sa meilleure performance depuis le deuxième trimestre 2000 (+6,7%). En Europe, la croissance du PIB des Douze a été confirmée à 0,3% au quatrième trimestre 2003. Pour l'année en cours, Bruxelles table sur une croissance séquentielle de 0,3 à 0,7% pour les premier et deuxième trimestres. Toujours dans la zone euro, les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% en mars, leur plus forte progression depuis janvier 1999. Sur un an, la hausse ressort à 1,7%. Enfin, en Grande-Bretagne, le taux de chômage est resté stable à 2,9% le mois dernier, au plus bas depuis juin 1975.Plus forte baisse du SRD, Nokia chute de 8,44% à 12,37 euros. Le titre est même tombé à 12 euros, plus bas annuel. Le numéro un mondial des téléphones mobiles s'attend à une stagnation voire à une nouvelle baisse de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre 2004 et à un bénéfice par action compris entre 0,13 et 0,15 euro. Une prévision inférieure au consensus d'analystes. Les résultats du premier trimestre sont conformes aux estimations données au début du mois lors du "profit warning". Indifférent à cette annonce, Alcatel gagne 1,15% à 13,23 euros. Nokia souffre avant tout de problèmes internes alors que le marché de la téléphonie mobile est en plein "boom". STMicroelectronics cède 0,68% à 18,88 euros, Nokia étant l'un des premiers clients du groupe de semi-conducteurs.Autre nette baisse, Rhodia perd encore 5,60% à 1,18 euros. Depuis l'ouverture de l'augmentation de capital mardi et le détachement du droit de souscription, le titre du chimiste a chuté de plus de 10%.A l'opposé, Pernod Ricard marque un nouveau record historique à 106,90 euros. Le titre avance de 1,75%.LVMH gagne 1% à 60,60 euros. Sa maison-mère Christian Dior a annoncé une hausse de 2,05%, à 2,98 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au premier trimestre. A périmètre et taux de change constants, la croissance ressort à 10%. L'action Christian Dior avance de 0,38% à 53,30 euros.Alstom cède 1,61% à 1,83 euro. En visite sur le site d'Aytré, Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Economie, a déclaré que "l'Etat ne laissera pas tomber" l'équipementier et qu'il tentera de convaincre Bruxelles d'adopter le plan de redressement. Par ailleurs, l'allemand Siemens envisagerait de poursuivre devant la justice européenne l'autorisation qui pourrait être donnée en mai par Bruxelles au plan de sauvetage du groupe français, indiquent l'agence Dow Jones et Les Echos.Enfin, EADS corrige de 1,99% à 19,25 euros malgré l'annonce par l'Otan que le consortium mené par le groupe d'aéronautique a été sélectionné pour le marché de surveillance aérienne, contrat estimé à 4 milliards d'euros.Olivier Pinaud Copyright Invest

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