Quasi stabilité de l'emploi salarié en 2004

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Les experts du ministère de l'Emploi pensaient avoir fait le plus dur le 16 février dernier après avoir annoncé la très faible hausse de l'emploi salarié en 2004 (voir ci-contre), confirmant de ce fait la torpeur qui s'empare des entreprises françaises lorsqu'il s'agit de recruter.Et pourtant, le pire était à venir puisque selon les chiffres définitifs publiés ce matin par le ministère, l'emploi dans le secteur concurrentiel n'a pas progressé de 0,3% comme annoncé en février, mais de 0,1% avec 17.200 postes supplémentaires. Pour un total de 15,408 millions d'emplois salariés. Pour ajouter à la morosité ambiante, le ministère a précisé que 1.200 postes avaient été détruits au cours du quatrième trimestre. Seul point positif, ces créations de postes, si faibles soient-elles, succèdent aux 73.000 destructions de postes enregistrées en 2003. Cependant, et c'est là que le bât blesse, ces nouveaux emplois proviennent essentiellement du secteur de l'intérim qui a permis la création de 14.000 postes (+2,4%) en 2004, notamment dans les secteurs de la construction et des services. Quant à l'industrie, elle a détruit 77.000 postes en 2004. Pour l'Unedic, dont le champ d'analyse est différent car il prend en compte les établissements affiliés à l'assurance-chômage, la progression de l'emploi salarié est plus marquée (+0,5%) avec 74.300 emplois supplémentaires. En dépit du caractère plus satisfaisant de ses statistiques, l'Unedic estime qu'elles traduisent une reprise économique pauvre en emplois en 2004. Selon l'institution, les entreprises ont gardé une réserve de main d'oeuvre après trois années pendant lesquelles l'emploi n'avait pas suivi le rythme de décélération de la croissance.

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