Horizons lointains

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En Chine, les banques françaises ont adopté pour la politique des petits pas. Alors que les géants anglo-saxons se battent à coups de centaines de millions, voire de milliards de dollars, pour prendre pied sur ce marché, BNP Paribas et la Société Générale ont décidé de faire preuve de prudence. La première a pris un ticket à environ 70 millions d'euros dans une banque régionale alors que la seconde en est encore au stade de la prospection. Le groupe dirigé par Daniel Bouton a identifié une cible dont il aimerait prendre la majorité avec un certain nombre de partenaires. Une démarche originale -et pour l'instant encore incertaine- dans un pays où les autorités, si elles veulent bien des capitaux et du savoir-faire des investisseurs étrangers, sont en revanche beaucoup plus réticentes lorsqu'il s'agit de partager un tant soit peu le pouvoir. Mais qu'à cela ne tienne, la Générale se doit elle aussi de placer ses pions en Chine et il ne sera pas dit que la rivale BNP y soit la seule à y défendre dans la banque de détail nos couleurs. On comprend mieux la démarche de la Société Générale lorsque l'on se rappelle qu'elle a déjà bien tissé sa toile à l'international, notamment dans les pays émergents. La banque s'est en effet constituée un solide dispositif dans les pays de l'Est de l'Europe où elle figure souvent en très bonne place. De son côté, BNP Paribas, toujours dans la banque de détail, a misé sur les Etats-Unis où Bank West pointe aujourd'hui au septième rang des banques du grand Ouest. Mais voilà, l'Est attire aussi Baudouin Prot, le patron de la banque de la rue d'Antin. Sa stratégie a jusqu'à présent consisté à s'implanter sur ces marchés par le biais de ses filiales de financements spécialisés, notamment le crédit à la consommation. Mais surprise, BNP Paribas s'est récemment portée candidate au capital de la BCR, une des plus importantes banques roumaines. La banque ferait-elle volte face? En fait, les opportunités à saisir dans ces régions sont de plus en plus rares, et de plus en plus chères. Il faut donc se décider vite pour ne pas rater définitivement le coche. Et une chose semble acquise : les deux premiers acteurs non mutualistes de la banque française n'ont pas fini de se marquer à la culotte. Ici et ailleurs.

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