Recul surprise du PIB allemand fin 2004

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Ce matin, c'est avec étonnement que les économistes ont pris connaissance des chiffres de la croissance outre-Rhin au quatrième trimestre. En effet, alors que la plupart d'entre eux avaient anticipé une croissance de 0,2%, l'économie allemande a en fait reculé de 0,2% entre octobre et décembre, selon les estimations provisoires fournies par l'Office des statistiques. Les statistiques détaillées seront publiées le 22 février prochain.Par ailleurs, une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, l'Office a révisé à la baisse les chiffres du troisième trimestre. Initialement annoncée en très légère hausse de 0,1%, l'économie allemande a finalement stagné entre juillet et septembre.Ainsi, sur l'ensemble de l'année 2004, et compte tenu du net ralentissement enregistré par la première économie de la zone euro au second semestre, la croissance allemande a été revue à la baisse. Estimée initialement en hausse de 1,7%, elle n'a finalement progressé que de 1,6% en 2004. Selon l'Office des statistiques, ce recul est essentiellement imputé à un repli marqué de la demande domestique, le point noir de l'économie allemande. Mais cette fois-ci, le dynamisme du commerce extérieur, qui a constitué le seul et unique moteur de la croissance outre-Rhin l'année dernière, n'aura pas suffi à compenser l'atonie de la demande intérieure, les ménages, toujours très préoccupés par la montée du chômage, préférant épargner plutôt que consommer. La barre des cinq millions de chômeurs a été franchie le mois dernier, un record depuis la fin de la seconde guerre mondiale (voir ci-contre).Commentant ces statistiques décevantes à l'AFP, le chef économiste de l'institut Ifo, Gernot Nerb, estime que ce repli du PIB allemand au quatrième trimestre est "un raté de la croissance et non le début d'une récession en Allemagne". Pour appuyer ses propos, il souligne la "hausse puissante des entrées de commandes" enregistrées par les entreprises allemandes en décembre (+7,1% selon les chiffres provisoires après un repli de 2,4% en novembre). Pour 2005, le gouvernement de Gerhard Schröder vise une croissance de 1,6%. Un taux de croissance qui, estiment les économistes, ne devrait pas permettre à l'Allemagne de respecter le Pacte de stabilité et de croissance cette année.Fort rebond de l'indice Zew en février.Les statistiques soufflent le chaud et le froid ce matin outre-Rhin. L'indice Zew, qui mesure les prévisions de conjoncture du secteur financier, a fait un bond de neuf points en février à 35,9. En hausse pour le quatrième mois consécutif, il atteint ainsi un sommet depuis le mois de septembre dernier. Une progression nettement supérieure à celle attendue par les économistes qui tablaient en majorité sur un indice à 30. "C'est de bonne augure pour l'économie allemande qui devrait progresser au niveau de sa croissance potentielle d'ici la fin de l'année", explique Sylvain Broyer chez Ixis CIB.

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