Eidos assure avoir reçu une offre de reprise

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Alors qu'habituellement les entreprises tentent de tenir secrètes les négociations avec d'éventuels repreneurs ou partenaires, Eidos a pris pour habitude d'alerter systématiquement le marché au moindre coup de fil reçu. En vente depuis juin 2004, l'éditeur de jeux vidéo britannique est aux abois. D'où certainement son désir de montrer que l'issue est proche. Mais le communiqué publié ce jeudi n'aura pas eu l'effet escompté.Eidos a assuré qu'il avait reçu la semaine dernière l'offre d'un repreneur le valorisant 75,4 millions de livres. L'éditeur n'a pas donné l'identité du candidat qui lui propose une reprise au prix de 53 pence par action. Mais il précise que l'offre reste soumise à une condition, qui n'est pas détaillée. Qui plus est, Eidos admet ne pas savoir s'il sera en mesure de la remplir.L'éditeur a également annoncé le report de plusieurs jeux parmi lesquels "Hitman" et "Tomb Raider" dont les dernières moutures ne sortiront pas avant 2006, ce qui aura un "impact significatif" sur ses résultats annuels. Autre mauvaise nouvelle, le groupe a publié comme attendu au titre du premier semestre à fin décembre de son exercice décalé une perte de 29 millions de livres après un bénéfice de 6,2 millions de livres un an avant. Chiffres à l'appui, Eidos l'admet lui-même, il ne pourra pas survivre seul. Son avenir va devenir de plus en plus incertain avec l'arrivée prochaine des consoles de nouvelle génération, qui engendrera une surenchère du coût de développement des jeux. C'est pourquoi il espère trouver preneur avant la fin juin.En tout cas, au vu de l'offre faite par le mystérieux candidat, il se confirme qu'à l'heure de la consolidation du marché, les repreneurs potentiels ont voulu faire baisser le prix d'Eidos. Les négociations avaient capoté l'été dernier avec Ubisoft qui proposait 215 millions de livres. Entre temps, des concurrents de poids tels qu'Activision ou Microsoft faisaient savoir par voie de presse qu'ils n'étaient pas intéressés. Et visiblement les 75,4 millions de livres proposés la semaine dernière sont encore au dessus des prétentions du marché.Après s'être inscrit en hausse de 17% en début de séance, le titre a chuté peu après. Il a cédé vers 11 heures 11,43% pour terminer la journée sur une baisse de 1,24% à 40 pence, soit une valorisation totale de 56,9 millions de livres. C'est donc peu dire que les observateurs ne croient pas à l'issue de l'opération de reprise. Ils se concentrent plutôt sur l'avertissement sur résultats du groupe. Cette semaine, le titre a été massacré. Mercredi, il a perdu 30,77% à 40,5 pence contre un cours de clôture de 58,5 pence, après des premières rumeurs de "profit warning" provenant des salles de marché.

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