Les Etats-Unis préservent leur mainmise sur la Toile

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Les Américains ont obtenu gain de cause. Alors que le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) s'ouvre à Tunis, un accord a été trouvé sur la gestion d'Internet dans le monde.Les Etats-Unis vont ainsi continuer à garder le contrôle du réseau mondial en conservant la mainmise sur le système d'attribution des noms de domaines qui permet la gestion du trafic sur la Toile. Seule concession des Américains: la mise en place d'un "forum" de discussion international destiné à débattre des questions relatives à Internet dans son ensemble.C'est là une victoire pour les Etats-Unis qui confirme leur suprématie dans la gestion du Réseau. Une décision qui va dans le sens des entreprises privées. Hier, ces dernières déclaraient dans un communiqué publié par la Commission de coordination des entreprises privées que "les entreprises participant au Sommet mondial sur la société de l'information sont opposées au projet de contrôle de l'Internet par un organisme intergouvernemental".En effet, c'était là une solution envisagée afin de mette en place un contrôle international du Réseau, que d'ailleurs les pays européens approuvaient dans une large mesure. Mais une telle hypothèse était totalement rejetée par les Etats-Unis. Actuellement, et cela continuera à être le cas suite à l'accord qui vient d'être trouvé, la supervision de la Toile relève d'une société privée californienne, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), elle-même supervisée par l'administration américaine.Aujourd'hui, François Loos, le ministre français délégué à l'Industrie, s'est déclaré satisfait de cet accord sur le contrôle d'Internet. "On est satisfait qu'il y ait une avancée, une feuille de route, mais ce n'est pas le grand soir", a déclaré M. Loos, qui participe au SMSI. Et pourtant, la France "a joué la solidarité européenne en convainquant ses partenaires d'adopter une point de vue identique et a joué une partie très forte sur ce dossier avec le concours des pays émergents", a-t-il ajouté. Malgré cela, François Loos reconnaît que le véritable problème du contrôle d'Internet réside dans l'évolution de la gouvernance du Web. Sujet qui devrait être abordé entre autres lors de cette grand messe de la société de l'information.

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