L'action Ubisoft flambe en Bourse

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Le marché a réservé aujourd'hui un excellent accueil au titre de l'éditeur de jeux vidéo, qui s'envolait de 14,6% à la clôture, signant la plus forte hausse du SRD. Hier, Ubisoft avait annoncé une perte de 20,5 millions d'euros pour le premier semestre de son exercice 2006-2007. Mais les investisseurs espèrent un retour à l'équilibre grâce aux ventes de fin d'année.

Les investisseurs n'auront pas vraiment tenu rigueur à Ubisoft de son faux pas du premier semestre. L'évolution du cours de l'action de l'éditeur français de jeux vidéo en atteste. A la clôture, son titre réalisait la plus forte hausse de la journée sur les marchés, en progression de 14,6% à 50,45 euros.

La communauté financière salue une réduction plus nette que prévu de sa perte d'exploitation au premier semestre et se montre relativement optimiste sur les ventes de jeux vidéo pour la saison de Noël. Les analystes d'Exane BNP Paribas ont relevé leur recommandation à "surperformance" contre "neutre" auparavant, en soulignant la réduction de la perte d'exploitation, les commentaires de la direction d'Ubisoft sur le trimestre en cours et un environnement favorable aux jeux vidéo.

A l'image des fabricants de jouets, cette industrie est en effet extrêmement cyclique, alternant sans cesse les bas et les hauts. Un scénario auquel, une fois de plus, le numéro deux européen du secteur des jeux vidéo aura dû faire face depuis le début de l'année. Dans un contexte assez difficile, le groupe a présenté hier ses résultats pour le premier semestre de son exercice 2006-2007 (clos le 30 septembre), affichant une perte nette de 20,5 millions d'euros contre une perte de 11,3 millions d'euros un an auparavant.

Il a cependant réduit sa perte opérationnelle courante de 19,2% à 35,3 millions d'euros, contre 43,7 millions au premier semestre 2005/2006. Par ailleurs, le chiffre d'affaires semestriel a progressé de 13% à 172 millions d'euros contre 153 millions d'euros pour la même période de l'année dernière.

Outre la saisonnalité de ses ventes, l'éditeur a été pénalisé par les six mois de retard pris dans le lancement aux Etats-Unis et au Japon de la PS3, la console de jeux de Sony. Mais du côté de Montreuil-sous-Bois, siège d'Ubisoft, on est optimiste sur le troisième trimestre qui couvre les fêtes de fin d'année. L'éditeur s'attend désormais à réaliser un chiffre d'affaires de 280 millions d'euros, supérieur à ses prévisions qui tablaient initialement sur 270 millions d'euros.

Le groupe français mise en effet beaucoup sur ses nouveaux jeux (Tom Clancy, Rainbow Six Vegas, Rayman...) et notamment ceux développés pour la Wii, la nouvelle console de jeux de Nintendo qui, juste sortie, connaît déjà un grand succès. Sur les 30 titres proposés à Noël pour la Wii, huit seront issus des studios d'Ubisoft.

C'est pourquoi le groupe francilien a relevé la fourchette basse de sa prévision de croissance sur l'exercice 2006-2007 et s'attend désormais à une augmentation de son chiffre d'affaires comprise entre 10 et 12%, contre une fourchette d'estimation de 8 à 12% précédemment. Quant au bénéfice opérationnel, il devrait se situer entre 3 et 4%.

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