Le rapport Baker-Hamilton recommande un retrait partiel des troupes américaines d'Irak
La Tribune
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Les recommandations du rapport Baker-Hamilton, rendues publiques cet après midi, confirment ce qui avait déjà filtré dans les allées du pouvoir, à Washington. D'abord, le constat: il est sans appel. L'ancien secrétaire d'Etat James Baker estime que la situation en Irak est "grave" et "se détériore". "Si la situation continue de se détériorer, les conséquences seront sérieuses", prévient le document remis au président Bush. "Un glissement vers le chaos pourrait entraîner l'effondrement du gouvernement irakien et une catastrophe humanitaire. Les pays voisins pourraient intervenir", poursuit le rapport. Pour conclure: "Des affrontements entre sunnites et chiites pourraient se propager et Al-Qaïda pourrait remporter une victoire de propagande. La position mondiale des Etats-Unis pourrait se retrouver diminuée".
Au-delà de ce constat, le rapport Baker-Hamilton préconise, comme les rumeurs l'avaient déjà laissé entendre, que les forces américaines se retirent d'ici au premier trimestre 2008. Il suggère également de nouer des contacts diplomatiques avec l'Iran et la Syrie, et de lancer une nouvelle impulsion pour la paix au Proche-Orient.
Dans un premier temps, remarque toutefois le rapport, le nombre des soldats américains en Irak devrait être accru, afin de faciliter la formation des troupes irakiennes. Une fois que cette formation sera sur les rails, les militaires américains pourront entamer un retrait partiel. Un nombre important de soldats américains devra cependant rester sur le terrain, afin d'assurer la protection des forces irakiennes et de poursuivre leur entraînement.
"Il est clair que le gouvernement irakien aura encore besoin de l'aide américaine pendant un bon moment, en particulier en ce qui concerne les questions de sécurité", remarque le rapport, qui insiste cependant sur le fait que les Etats-Unis doivent montrer clairement au gouvernement irakien qu'ils entendent redéployer leurs troupes, et ce, même si le gouvernement irakien ne met pas en oeuvre les changements prévus de son côté. Bref, "les Etats-Unis ne doivent pas prendre l'engagement sans fin de garder une présence militaire en Irak", conclut le rapport.
Reste maintenant, face à ces recommandations mi-chèvre, mi-chou, à décider quelles conséquences concrètes en tirer, au Congrès et sur le terrain en Irak...
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