Les bénéfices annuels de Rodriguez Group chutent de 73%

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Le concepteur de yachts de luxe a annoncé un résultat net annuel en forte baisse lié aux difficultés de son activité d'occasion. Le groupe lance un plan de réorientation stratégique pour améliorer ses marges en 2007.

Les difficultés de Rodriguez Group se sont traduites sur ses résultats annuels. Le concepteur de yachts de luxe a annoncé après Bourse un résultat net en baisse de 73% à 10,4 millions d'euros contre 38,4 millions sur l'exercice précédent. Le résultat opérationnel courant s'inscrit en recul de 63% à 20,7 millions pour un chiffre d'affaires stable à 474,7 millions. Le groupe avait alerté le marché mi-novembre de cette contre performance liée à une moindre ventes de bateaux d'occasion.

"Nous avons constaté un changement de comportement de nos clients, plus jeunes et plus nombreux", expliquait alors Steve Chokron, directeur général du groupe. Les acheteurs potentiels, entrepreneurs, milliardaires russes ou résidants du Moyen-Orient gorgés de pétrodollars, privilégient désormais les bateaux neufs, payés entre 3 millions d'euros et jusqu'à 20 millions pour le dernier modèle Mangusta 165, aux secondes mains.

Pour s'adapter à ces nouvelles tendances Rodriguez group lance un plan de réorientation stratégique dont il espère constater les effets "dès 2007". La génération de trésorerie deviendra le leitmotiv de la société qui compte réduire sensiblement son exposition aux bateaux d'occasion limitant les reprises de modèles usagers lors des ventes de neufs à un taux maximal de 20% contre 35% à 40% actuellement. Le groupe vise ainsi un chiffre d'affaires de bateaux neufs de 300 millions d'euros sur le prochain exercice et promet en parallèle d'améliorer sa communication financière.

Il en faudra peut être plus pour convaincre le marché de plus en plus circonspect sur la capacité du management à relever ce challenge. Les performances de la société sont en effet peu amènes alors que le marché affiche une croissance de près de 10% par an.

"Nous estimons que le management a besoin d'être soutenu dans sa réflexion", soulignait une note des analystes de Natixis. Aujourd'hui, nombre d'investisseurs misent sur une reprise du groupe par un fonds d'investissement à l'instar de l'opération réalisée sur son homologue italien Ferretti, repris à 60 % en octobre par l'anglais Candover sur une base de valorisation de 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros).

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