L'euro dépasse 1,33 dollar après un ISM décevant

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Cet après-midi, la tendance à la hausse se poursuit pour la monnaie européenne. Depuis le 21 novembre, la monnaie européenne a progressé de plus de 3,7%. Le billet vert pâtit vendredi de la publication de l'indice ISM manufacturier américain signalant une contraction inattendue de l'activité du secteur industriel aux Etats-Unis.

L'euro a touché cet après-midi un nouveau plus haut depuis 20 mois face à un dollar affecté par la publication d'un indicateur ayant fait ressortir une contraction inattendue de l'activité industrielle aux Etats-Unis. L'euro s'est hissé jusqu'à 1,3312 dollar.

Face au yen, l'euro est également en hausse à 154,10 yens pour un euro.

L'euro a progressé de plus de 3,7% depuis le 21 novembre, quand il valait 1,28 dollar. Quant au dollar, il s'agit de son huitième jour consécutif de baisse

Le billet vert a pâti vendredi de la publication de l'indice ISM manufacturier américain signalant une contraction inattendue de l'activité du secteur industriel aux Etats-Unis. Hier, l'indice PMI américain avait reculé à 49,9 points en novembre contre 53,5 points en octobre.

Cet indice "soulève la possibilité que l'ajustement au ralentissement actuel débouche sur une récession dans un avenir proche", commente Jack Bishop de Kinsbury International dans le communiqué accompagnant ce chiffre.
Les seuils de résistance "sont brisés les uns après les autres à mesure que des mauvais chiffres concernant la croissance américaine sont publiés", réagissent de leur côté les analystes d'Ixis CIB.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, est de nouveau monté au créneau dans le cadre du débat sur l'euro fort. Thierry Breton s'est fait le porte-voix d'une classe politique et industrielle inquiète de voir la devise européenne devenir un frein à la croissance, en pénalisant par exemple les exportations. "A partir du moment où l'euro était au-dessus de 1,30 (dollar) j'ai estimé qu'il était de mon devoir (...) de mettre le sujet en débat pour avoir une expression commune" en zone euro, a-t-il déclaré.

Le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, tarde à s'exprimer sur le sujet. Il pourrait être interrogé jeudi prochain lors de la conférence de presse mensuelle de la BCE, qui devrait entériner une hausse des taux européens de 3,25 à 3,50%.

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