Les prix du pétrole passent sous la barre des 61 dollars

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A Londres et New York, les cours de l'or noir se sont repliés cet après-midi sous le seuil des 61 dollars, atteignant un plus bas depuis six mois. Cette baisse survient après la publication de stocks américains qui ont montré entre autres une forte reconstitution des stocks de produits distillés.

La courbe des prix du pétrole n'était pas retombée aussi bas depuis le mois de mars dernier. Les cours du baril, à New York comme à Londres, ont accentué leur recul aujourd'hui en passant sous la barre des 61 dollars, dans le sillage de la publication hebdomadaire des stocks américains par le département de l'Energie.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a reculé jusqu'à 60,60 dollars, tandis qu'à Londres le baril de Brent de la mer du Nord s'est replié jusqu'à 60,74 dollars.

Sur une pente glissante depuis plus d'un mois, les cours de l'or noir ont accentué leur baisse à l'aune du bon approvisionnement du marché illustré aujourd'hui par la publication du niveau des réserves américaines. Celle-ci révèle notamment une progression deux fois plus importante que prévu des stocks de produits distillés la semaine dernière, avec plus de 4,1 millions de barils supplémentaires alors que les prévisions tablaient seulement sur 1,8 million de barils.

Selon Bart Melek, analyste chez BMO Nesbitt Burns interrogé par l'AFP, les cours restent tirés vers le bas en raison de l'apaisement des tensions au Moyen-Orient, de réserves de pétrole élevées et des perspectives de ralentissement de l'économie qui induisent une diminution de la consommation d'énergie. "Le discours du président Bush devant l'ONU indiquant qu'il se donnerait plus de temps pour chercher une solution diplomatique avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire a permis d'évacuer un peu plus de ce qui restait de prime de risque dans les prix", souligne-t-il.

Les experts redoutaient en effet qu'un affrontement entre les deux pays ne conduise à une interruption des exportations du pétrole iranien. Selon les estimations et en l'absence de ce risque, les prix pourraient tendre vers les 50 dollars.

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