Le surplus de recettes fiscales atteindra 5 milliards d'euros cette année

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Thierry Breton a indiqué hier soir que les surplus fiscaux liés à la croissance atteindraient cette année 5 milliards d'euros. Entièrement allouée au remboursement de la dette, cette manne permettra d'abaisser de deux points le taux d'endettement de la France.

A deux jours de la présentation du budget 2007, Thierry Breton compte ses billes. Après avoir fait "le point sur le second acompte de l'impôt sur les sociétés", le ministre de l'Economie et des Finances a annoncé hier sur France 3 que la France obtiendrait cette année 5 milliards d'euros de surplus fiscaux, contre 3 estimés auparavant. Du coup, le taux d'endettement par rapport au Produit intérieur brut (PIB) de la France devrait baisser de "deux points" .

De fait, cette somme sera "intégralement utilisé au remboursement de la dette", car "il y va de l'avenir de nos enfants", a déclaré Thierry Breton. Concernant le taux d'endettement de la France, qui était de 66,5% du PIB fin 2005, "pour la première fois la France baissera sa dette en 2006 d'au moins 2 points par rapport au PIB", a-t-il également annoncé. Le gouvernement a pris l'engagement de diminuer le taux d'endettement de la France afin qu'il revienne à 60% du PIB en 2010.

Thierry Breton a également déclaré qu'"au lieu de faire 45 ou 46 milliards d'euros de déficit, on fera en dessous de 43 milliards", sans préciser s'il parlait pour 2006 ou 2007. Par rapport à un déficit voté en loi de finances à 47 milliards d'euros, des surplus fiscaux de 5 milliards d'euros permettent en effet de passer sous les 43 milliards cette année. Vendredi dernier, le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, avait déjà indiqué que le déficit inscrit dans la loi de finances pour 2007 sera de "43 milliards d'euros", "voire mieux, on y travaille", avait-il précisé.

Pour le budget 2007 qui sera présenté mercredi au conseil des ministres, l'équation reste délicate, compte tenu de l'objectif constant de réduction du déficit. L'Etat aura à financer la hausse des dépenses de 0,8%, les prélèvements au profit de l'Union européenne et des collectivités locales, et les divers paquets fiscaux (revalorisation du PPE, plan "gazelles" pour les PME, réduction d'impôts pour les seniors dépendants hospitalisés, chèque transport et accélération du crédit d'impôt-recherche). Pour ce faire, le gouvernement table d'ores et déjà sur une croissance de 2 à 2,5% en 2007, la même hypothèse que celle retenue cette année, sur la taxation des plus-values de cession des titres de participation, et des recettes exceptionnelles comme le versement par la Caisse des Dépôts d'une partie des recettes de la cession de ses 35% dans les Caisses d'Epargne.

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