La croissance américaine revue en baisse

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Selon la dernière estimation publiée aujourd'hui, l'économie des Etats-Unis a crû sur un rythme annuel de 2,6% au deuxième trimestre de l'année, au lieu de 2,9% précédemment estimé. Une révision à la baisse qui résulte notamment du ralentissement de l'investissement immobilier.

Une nouvelle fois, la ralentissement en douceur de la croissance américaine se confirme. La dernière estimation de la croissance du deuxième trimestre des Etats-Unis fait en effet apparaître un chiffre revu en baisse, à 2,6% en rythme annuel, contre 2,9% lors de l'estimation précédente.

Selon les chiffres publiés aujourd'hui par le département américain du Commerce, l'économie américaine a donc assez sensiblement ralenti sur le trimestre écoulé par rapport au précédent: le premier trimestre 2006 avait en effet été marqué par une très forte croissance de 5,6% en rythme annuel. La révision à la baisse annoncée aujourd'hui n'avait pas été anticipée par les économistes, qui tablaient dans leur ensemble sur un maintien de l'estimation, selon Reuters.

Simultanément, le calcul de l'inflation sur le trimestre a été lui aussi légèrement revu en baisse, à 4% au lieu de 4,1% (indice des prix lié aux dépenses de consommation). En en retirant les coûts des produits alimentaires et de l'énergie, particulièrement volatils, cet indicateur s'est établi à 2,7%, au lieu des 2,8% précédemment estimés. Très surveillé par la Réserve fédérale, qui y voit l'un des meilleurs baromètres de l'inflation, cet indice des prix affiche un certain dérapage par rapport aux 2,1% observés au premier trimestre.

Selon les éléments communiqués aujourd'hui, la révision à la baisse de la croissance américaine tient à une augmentation des stocks moins élevée que précédemment envisagé et à des importations de services plus fortes que prévu. "Les stocks ont contribué pour seulement 0,44% de la croissance contre 0,63% estimés précédemment", précise Julie Leibowitch, économiste chez Ixis.

Enseignement particulièrement intéressant des statistiques révisées: la confirmation du ralentissement du marché du logement. Les investissements dans l'immobilier résidentiel ont chuté de 11,1% au trimestre dernier, contre une première estimation de 9,8%. Il s'agit là du plus fort recul observé depuis plus de dix ans. La dernière chute d'une ampleur plus importante remonte en effet au deuxième trimestre 1995, avec un recul de 12,2%.

Les chiffres publiés aujourd'hui confirment donc que l'économie américaine est en train d'effectuer une transition depuis un rythme de croissance accéléré vers une croissance plus raisonnable. Ce qui devrait conforter la Federal Reserve dans son attitude actuelle. Cette dernière a opté depuis l'été pour une pause dans sa politique de relèvement de ses taux d'intérêt. Soucieuse de ne pas accentuer le mouvement de ralentissement de l'économie, la banque centrale américaine veut désormais observer l'évolution de la conjoncture avant d'arrêter ses prochains mouvements sur les taux.

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