Le chômage britannique au plus haut depuis quatre ans

 |   |  434  mots
Le taux de chômage a atteint 5,5% fin juillet au Royaume-Uni, selon les normes du BIT, notamment en raison de l'afflux d'immigrants venus d'Europe de l'Est. La hausse des salaires compense un peu cette déception.

La Grande-Bretagne peine à absorber l'afflux d'immigrants d'Europe de l'Est. L'Office national des statistiques a recensé en juillet 2.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, contre 5.000 attendus par les économistes du consensus recueilli par Bloomberg. Le nombre de chômeurs atteint 957.000 outre-Manche, un plus haut depuis janvier 2002, et le taux de chômage s'établit à 3% selon les normes britanniques, inchangé par rapport au mois précédent. Il faut dire que le nombre de demandeurs d'emploi n'a quasiment pas cessé d'augmenter dans les 17 derniers mois.

Non seulement les entreprises ont dû restreindre les embauches pour préserver leurs marges en raison des hausses de prix des matières premières, mais elles n'ont pas pu absorber l'afflux massif d'immigrants d'Europe de l'Est. "Ce n'est pas nécessairement le signe d'un ralentissement de l'économie, estime Nick Kounis, économiste chez Fortis, interrogé par l'agence Bloomberg à Amsterdam. C'est surtout le fait d'un accroissement des ressources de main d'oeuvre trop important par rapport à la demande". Selon le gouvernement britannique, ce sont pas moins de 392.000 travailleurs venus des pays de l'Est qui ont afflué depuis l'élargissement de l'Union européenne en 2004. Cette immigration devrait s'amplifier avec l'entrée dans l'Union de la Bulgarie et de la Roumanie l'an prochain.

Selon les normes du Bureau International du Travail (BIT), le taux de chômage au Royaume-Uni a atteint 5,5% en juin, un plus haut depuis juin 2000, contre 5,2% au premier trimestre. Les économistes s'attendaient à un taux inchangé de 5,4%. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, le nombre de chômeurs a augmenté de 92.000 personnes , à 1,677 million de personnes. "En revanche, les salaires ont grimpé plus que prévu, en hausse de 4,3% contre les 4,1% attendus", relève Alan Clarke, économiste chez BNP Paribas. Un élément qui compense un peu la hausse du chômage, dans un pays où le marché de l'emploi est un élément clé de la croissance.


La BoE avait voté à 6 voix contre 1 la hausse des taux
La Banque d'Angleterre (BoE) a publié aujourd'hui les minutes de la réunion monétaire qui avait donné lieu le 3 août à une hausse des taux inattendue. C'est à 6 voix contre 1 qu'a été voté ce resserrement des taux de 4,50 à 4,75%, les membres du comité ayant jugé que cela lui éviterait d'avoir à resserrer le crédit plus brutalement plus tard. Dans son rapport trimestriel sur l'inflation publié moins d'une semaine après cette réunion du 3 août, la BoE a en effet envisagé un pic d'inflation à 3% à moyen terme. Les économistes britanniques tablaient sur une majorité moins écrasante, de l'ordre de 5 voix contre 2. En juillet, les 7 membres du comité de politique monétaire avaient tous voté pour le statu quo.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :