Total sanctionné en Bourse après son deuxième trimestre

 |   |  424  mots
Légère déception pour Total au deuxième trimestre. Le groupe pétrolier, qui a annoncé un bénéfice net ajusté de 3,36 milliards d'euros sur la période, en hausse de 16% sur un an, déçoit les investisseurs sur ses niveaux de productions d'hydrocarbures. En effet, sur le trimestre, il a enregistré une baisse de 8,6% de sa production. En Bourse, ces annonces se traduisent par une baisse de 0,95% à 51,90 euros à la clôture. "La déception (du marché) provient d'un niveau de production qui recule plus que prévu sur le deuxième trimestre, avec une baisse de 8,6% à 2,29 millions de barils produits par jour contre un repli de 7% attendu, à 2,33 millions de barils", expliquait dans une note Jean-Luc Romain, de CM-CIC Securities. "Total n'a pas dévié de son objectif d'une hausse annuelle moyenne de sa production d'hydrocarbures de près de 4% entre 2005 et 2010 malgré une baisse de 8,6% de celle-ci sur le seul deuxième trimestre 2006", a tenu toutefois à rassurer Robert Castaigne, directeur financier du groupe. "Sur le long terme nous sommes globalement en phase avec notre objectif d'une croissance moyenne de près de 4% de notre production par an", a-t-il ajouté, alors qu'il estime que le niveau de production atteint au deuxième trimestre 2006 (2,29 millions de barils équivalent pétrole par jour) est un "point bas".Cette baisse de production est liée à l'effet prix, aux effets de périmètre, aux conséquences des ouragans dans le Golfe du Mexique. Elle résulte aussi de l'impact des incidents aux Nigeria et aux arrêts programmés pour maintenance en Mer du Nord britannique et sur la plate-forme Girassol en Angola.Reste que malgré cela, en termes de chiffre d'affaires, Total a réussi à afficher une hausse de 29% de ses ventes à 40,9 milliards d'euros sur le trimestre. Le résultat opérationnel ajusté a atteint 6,6 milliards d'euros en hausse de 22%. Le groupe a cependant souffert sur ses marges en pétrochimie."L'industrie pétrolière a continué de bénéficier de conditions de marché favorables au deuxième trimestre. Les prix du brut ont poursuivi leur hausse, tirés par une demande soutenue et la persistance de tensions sur les capacités de production de pétrole. Les marges de raffinage se sont redressées, reflétant en particulier la vigueur de la demande en carburant aux Etats-Unis. En revanche, l'environnement de la pétrochimie est resté difficile, en raison de la hausse des prix des matières premières", a précisé Thierry Desmarest, PDG du groupe, cité dans un communiqué.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :