Le déficit commercial français se réduit en mars, la production industrielle progresse faiblement

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Le déficit commercial a reculé à 1,649 milliard d'euros, contre 2,354 milliards en février, en raison d'importations plus faibles. La production industrielle a marqué le pas, ne progressant que de 0,2% en mars.

Le déficit commercial de la France s'est nettement réduit en mars par rapport à février, à 1,649 milliard d'euros contre -2,354 milliards d'euros le mois précédent (chiffre révisé), en données corrigées des variations saisonnières, annoncent ce jeudi les Douanes.

En mars, les exportations ont augmenté à 33,353 milliards d'euros (contre 33,131 milliards en février), tandis que les importations ont diminué à 35,002 milliards d'euros (35,485 milliards en février).

De son côté, la production industrielle n'a progressé que de 0,2% en mars après une hausse de 1,2% en février (1,1% en première estimation), selon des données corrigées publiées ce jeudi par l'Insee. La production manufacturière (hors énergie et agroalimentaire) a baissé de 0,1% après une progression de 1,5% en février (1,4% en première estimation). Les 36 économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une augmentation de 0,3% de la production industrielle en mars.

"Nicolas Sarkozy va prendre ses fonctions dans une conjoncture économique plutôt favorable. Les données publiées ce matin montrent qu'il y a bien un fond de croissance économique en France", indique Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès. Mais, le premier trimestre 2007 et le début du deuxième marquent probablement un pic de croissance pour la France dans la mesure où l'économie va être affectée par deux chocs : le freinage de la croissance aux Etats-Unis et l'appréciation de l'euro par rapport au dollar.

D'ailleurs, les données des Douanes laissent déjà apparaître un signe qui ne trompe pas : au premier trimestre 2007, les exportations vers l'Asie ont stagné, et celles vers le continent américain ont perdu 2,1% (-7% pour les Etats-Unis !). "Cela ne signifie pas que la France est condamnée à la croissance molle, mais notre économie a besoin d'un moteur un peu plus puissant. De bonnes mesures de politique économique devront y contribuer", estime l'économiste.

Sur le premier trimestre, la production a gagné 1,1% par rapport au trimestre précédent et 1% sur un an (1,1% et 1,9% pour le manufacturier). C'est une nette progression pour la France, même si cette performance est très loin derrière celle de l'Allemagne. "Cela nous conforte dans notre anticipation d'une croissance de 0,7% au premier trimestre, qui sera publiée le 15 mai ; mais cela n'est pas suffisant pour que le ministère des Finances français soit aussi détendu sur l'euro que son homologue allemand", indique Dominique Barbet.

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