Les pays de l'Asie-Pacifique tiennent leur forum économique à Sydney

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Le Forum de coopération économique Asie-Pacifique se réunit cette semaine à Sydney. Ce bloc de 21 "économies membres" représente pratiquement la moitié du commerce mondial et 56% du PIB de la planète.

C'est cette semaine que s'ouvre à Sydney le Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec). Un groupe hétéroclite composé de "21 économies membres" ayant presque toutes une façade sur l'océan Pacifique, qui représente 41% de la population mondiale, pratiquement la moitié du commerce mondial et 56% du produit intérieur brut (PIB) de la planète.

Créé en 1989, l'Apec regroupe des grands pays (Russie, Chine) et des petits (Brunei, Singapour), des riches (Japon, Etats-Unis) et des pauvres (Vietnam, Philippes, Papouasie Nouvelle-Guinée)... En 1994, à Bogor en Indonésie, l'Apec s'était fixé pour objectif ambitieux de créer une zone de libre-échange entre ses économies développées d'ici 2010 et émergentes d'ici 2020. Mais les sommets (annulés depuis 1993) ont été plutôt agités par des grandes questions internationales, qui ont éclipsé les discussions économiques et commerciales.

Sydney et son célèbre opéra sont transformés en camp retranché pour le sommet de l'Apec, où sont notamment attendus les présidents américain George W. Bush, russe Vladimir Poutine et chinois Hu Jintao.

Le Premier ministre australien John Howard a lancé aujourd'hui un appel au calme en recourant au site d'échange de vidéos YouTube. "Des individus vont vouloir protester contre l'Apec", a-t-il prédit. "Je leur demande simplement de s'arrêter un moment et de considérer que, s'ils sont vraiment préoccupés par la pauvreté, la sécurité et le changement climatique, ils devraient alors soutenir l'Apec".

Les promoteurs de ce forum qui souffre d'un cruel manque de notoriété hors de ses frontières, évoquent un forum unique de discussions, tandis que ses détracteurs s'interrogent sur son rôle. Ces derniers raillent en effet le manque d'initiatives concrètes de l'Apec, en assurant que seule reste la photo de famille pour laquelle les dirigeants revêtent l'habit traditionnel du pays hôte. Ils regrettent également son fonctionnement sur la base d'objectifs non contraignants. L'Apec attire cependant: une dizaine de pays ont officiellement demain à l'intégrer, parmi lesquels figurent l'Inde, le Pakistan, la Colombie et Panama.

Dans un rapport rendu public aujourd'hui, la Banque mondiale affirme que la corruption et les obstacles au libre commerce coûtent aux économies de la zone Asie-Pacifique au moins 148 milliards de dollars par an. Elle indique également que les pays de l'Asie-Pacifique ont obtenu de bons résultats dans l'abaissement des taxes douanières, mais il leur reste à abattre des barrières "cachées" et des paiements non officiels tels que les pots-de-vin versées aux fonctionnaires locaux.

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