L'Allemagne veut un compromis rapide sur la libéralisation des services postaux

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Berlin espère faire entendre raison à Paris avant sa fin de la présidence de l'Union européenne fin juin. La France est pour l'heure hostile au projet de Bruxelles de mettre fin au monopole postal le 1er janvier 2009.

Joachim Wuermeling, secrétaire d'Etat (du parti chrétien-démocrate CDU) à l'Economie a confié ce lundi au journal Süddeutsche Zeitung que "l''Allemagne veut tout faire pour arriver à un compromis sur la question de la libéralisation des services postaux avant la fin juin", pour la fin de la présidence allemande de l'Union européenne (qui pessare ensuite dans les mains du Portugal).

Le journal souligne que seule l'Allemagne est en mesure de faire céder la France, l'un des pays européens les plus réticents à l'ouverture de son marché postal à la concurrence. Bruxelles veut mettre fin au monopole des postes nationales au plus tard au 1er janvier 2009, ce que la France n'a jusqu'à présent pas accepté. Le marché potentiel en Europe est estimé à 90 milliards d'euros.

L'Allemagne par contre a décidé de devancer cette mesure et de libéraliser totalement son marché dès le 1er janvier 2008. D'où son souhait de voir ses voisins allers dans le même sens pour ne pas subir sur son territoire la concurrence étrangère sans pouvoir profiter de l'ouvertyure du marché postal des autres pays européens.

Près de 30.000 salariés de la poste allemande, la Deutsche Post, hostiles à cette libéralisation, avaient manifesté mi-mai pour protester contre ce projet et une journée d'action est prévue en Europe mercredi 6 juin, notamment en France.

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