Les films français surpassent les productions hollywoodiennes en 2006

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Le cinéma français a enregistré l'année dernière des records de fréquentation qui ont profité aux films nationaux. Ces derniers ont réalisé plus d'entrées que les productions américaines pour la première fois depuis vingt ans.

Alors que le festival de Cannes bat son plein, le Centre national de cinématographie (CNC) a dévoilé ce mardi son bilan annuel. Conclusion: le cinéma français se porte comme un charme. En 2006, les films français ont attiré plus de public, en France, que ceux d'Hollywood, une première depuis 1986. Ainsi, les films français ont réalisé 84,28 millions d'entrées pour une part de marché de 44,7%,, contre 83,33 millions pour les productions outre-atlantique (44,2% de parts de marché).

Autre bonne nouvelle: la fréquentation des salles en 2006 a atteint un niveau record, de plus de 188 millions d'entrées, en progression de 7,6%. Quelque 34,8 millions de spectateurs français sont allés en moyenne 5,4 fois au cinéma dans l'année, soit 61,8% des Français âgés de 6 ans et plus. "C'est le plus grand nombre de spectateurs depuis plus de quinze ans", se réjouit le CNC, qui note que "le public du cinéma s'est élargi l'année dernière de 1,6 million de spectateurs".

En Europe, les Français restent les plus gros consommateurs de cinéma avec 3,2 entrées en moyenne par habitant et par an, contre 2,8 pour les Espagnols, 2,6 pour les Britanniques, 1,8 pour les Italiens et 1,7 pour les Allemands. Seule l'Allemagne enregistre une progression de sa fréquentation similaire à celle de la France, tandis que d'autres pays tels l'Espagne et le Royaume-Uni perdent respectivement entre 4,7% et 4,9%.

Conséquence directe de ces bonnes performances pour la France: les recettes des salles ont progressé de 8,7% pour atteindre 1,12 milliard d'euros, avec un prix moyen du billet à 5,94 euros. De quoi faire envisager au CNC une réforme du fonds de soutien, alimenté par la vente des tickets de cinéma. "Nous allons, dès le mois de juin, faire évoluer ce dispositif pour, je l'espère, le rendre plus efficace: revalorisation des aides, mais aussi meilleur travail d'accompagnement des auteurs", a jugé ce mardi la directrice générale de l'institution cinématographique, Véronique Cayla, dans un discours prononcé à Cannes.

La dirigeante s'est aussi réjouie de la moindre concentration des entrées. Les "blockbusters" (les meilleures entrées) attirent toujours autant de spectateurs mais partagent un peu plus, au profit de films moins bien lotis souvent en budget. En 2006, les cent premiers films au box office n'ont capté que 76,5% des entrées, contre 82,2% il y a cinq ans et 84,5% il y a dix ans.

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