EADS : Noël Forgeard se plaint de devenir le "bouc émissaire"

Dans une interview parue ce vendredi dans le Parisien, l'ex-coprésident d'EADS, Noël Forgeard contre-attaque après le rapport d'information du Sénat publié mercredi qui l'épingle particulièrement.

Après la publication mercredi du rapport d'information du Sénat sur EADS, l'ex-coprésident exécutif d'EADS, Noël Forgeard, a décidé de réagir. Il est vrai que ce rapport épingle particulièrement Noël Forgeard puisqu'il y est évoqué tout au long des 43 pages de "défaut de vigilance, de rivalités franco-françaises au sein de l'équipe dirigeante, de graves carences dans la chaîne de contrôle d'Airbus....

Face à cette nouvelle salve, Noël Forgeard sort de réserve. Dans une interview parue ce vendredi dans le quotidien "Le Parisien/Aujourd'hui en France", l'ex-coprésident exécutif d'EADS se plaint de devenir "le bouc émissaire de service", affirmant que que "tout ce que l'on a dit sur (lui) est mensonge".

"Il semble que je devienne le bouc émissaire de service" et "il est temps que cela s'arrête", déclare Noël Forgeard, qui a dû quitter la coprésidence d'EADS le 2 juillet 2006 et qui est soupçonné de délit d'initié pour avoir exercé ses stock-options trois mois avant l'annonce publique de retards sur l'Airbus A380.

Concernant ces retards, Noël Forgeard pense qu'"il y a eu rétention d'information à Hambourg", où sont apparus les problèmes de câblage sur l'appareil. Selon lui, "les ingénieurs sur place étaient persuadés de pouvoir sauver la face en réglant les problèmes par eux-mêmes". Noël Forgeard estime également que les problèmes de l'A380 ne sont pas à l'origine du plan de restructuration Power8, qui va entraîner 10.000 suppressions d'emplois chez Airbus et ses sous-traitants.

"Power8, c'est d'abord la conséquence de l'effondrement du dollar qui est passé de 0,8 euro à plus de 1,30 euro en quelques années", affirme-t-il, en ajoutant que "tous ceux qui entraient dans la chaîne opérationnelle d'Airbus portent une part de responsabilité", depuis le "patron de l'usine de Hambourg au président d'Airbus".

Estimant être devenu le "maillon faible" après son "licenciement" d'EADS et qualifiant d'"injuste" la "querelle relative à la vente de (ses) stock-options", Noël Forgeard affirme qu'"il y avait plus de 4 milliards d'euros en caisse" à son départ d'EADS. "Tout ce que l'on a dit sur moi est mensonge", proclame-t-il.

"La seule erreur que j'ai commise, c'est d'avoir accepté en 2005 de prendre la tête d'EADS sans avoir de prérogatives réelles sur Airbus", déclare encore Noël Forgeard.

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