L'Allemagne confiante en sa croissance

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Selon le rapport mensuel du ministère allemand des Finances, la consommation ne devrait pas trop souffrir de la hausse de la TVA. D'où l'espoir de Berlin d'une croissance encore solide en 2007 et 2008.

Le ministère allemand des Finances a publié ce jeudi son rapport mensuel. Il y juge juge la relance économique solide en Allemagne. Ainsi, à ses yeux, la consommation privée, dans un premier temps affectée par la hausse de trois points de la TVA outre-Rhin au 1er janvier dernier, devrait se reprendre en cours d'année sous les effets conjugués d'une augmentation de l'emploi, et donc des revenus disponibles, et d'une inflation modérée dans le pays.

L'industrie est de plus en plus portée par la demande intérieure, selon le rapport. Dans le bâtiment, il est encore trop tôt pour dire si la reprise sera durable.

Berlin estime toutefois qu'il existe quelques risques qui viennent surtout de l'étranger. Un ralentissement plus important de la croissance économique aux Etats-Unis et une nouvelle forte appréciation de l'euro pourraient affecter les exportations, principal moteur de croissance du pays.

Mais la forte croissance dans les nouveaux pays de l'Union européenne, d'Europe centrale et orientale, et en Asie pourrait compenser un coup de faiblesse éventuellement plus fort que prévu outre-Atlantique, selon le rapport.

Le gouvernement mise officiellement sur une croissance de 1,7% en 2007, après 2,7% l'an passé, sa meilleure performance depuis l'an 2000. Mais le ministre (SPD, social-démocrate) des Finances, Peer Steinbrück, a indiqué lundi que Berlin allait revoir à la hausse sa prévision en mai, sans donner de détails chiffrés.

Et l'Allemagne compte sur la poursuite de sa croissance pour assainir les finances de l'Etat, comme l'a indiqué ce jeudi à Berlin Peer Steinbrück lors d'un colloque sur la politique financière en Europe. "L'idée répandue que les responsables du budget et des finances sont là pour faire des économies et tenir les livres de comptes et que les autres politiques peuvent arriver avec leurs listes de souhaits nous conduit dans une impasse", a-t-il martelé.

Le déficit public de l'Allemagne a été encore moins élevé que prévu l'an dernier, ressortant à seulement 1,7% du produit intérieur brut (PIB).

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